27/02/2006

Entre ange et démon...

 

Je suis, inlassablement...
Amante éphémère qui étrangement surveille sa boîte aux lettres,
1000 x par jour...

Nous vous rappelons que vous devez honorer la promesse faite, elle attend impatiemment la suite de vos écrits, constituant la source de son énergie.

Danger Imminent.
Attention la moindre ligne de fuite peut tout faire exploser.
Audace. S’offrir ainsi chacun - aventure étrange – ton corps délice, ta bouche volupté, connecté à moi dans un espace émotion.

Agencement de deux corps sensibles aux cordes ultra réceptives.
Capture et contre capture... de chacun de tes mouvements...
Appel aux mots, mots mordants pour évoquer une aventure insoupçonnée.
Intensités.  
L'odeur de tes mots, et de ton corps.  
Ta peau.
Tes peurs, aussi.
Plaire et déplaire, la peur au ventre.
Peur de toutes les possibilités...

Rituels pour la paix - nous ne sommes pas ennemis, mais amis - même si les interrogations nous déchirent, elles ne doivent pas briser ce qui nous lie. Les cordes sensibles de la mémoire vibreront à nouveau à l'appel de ce qu'il y a de meilleur en nous.


Construction de moments autonomes, de silences
L’écriture, espace de fiction, est on ne peut plus réelle…
Rendez-vous au gré des combinaisons possibles,
je m'offre à toi, encore, en enfer ou au paradis...

Une heure ou deux, sans paroles, les yeux fermés, âme et corps à ta pleine disposition. Quel délice, alors, d'abuser...

Me soumettre à tous les caprices de l’amour.

Diable, il me faudra un fameux purgatoire pour expier mes fautes...

J'aurai besoin d'une cérémonie religieuse pour apaiser la colère céleste.

 

Je crains que l'enfer n'ait un prix...
Serait-ce le diable qui fixe les émoluments... et qui impose la dîme. Mais la dîme, c'était l'Eglise qui la prélevait.... Le Diable restera donc un ange déchu.
Déroutant tout cela.

 

Ecris moi, je respire quand je te lis, je m’échappe lorsque tu manques...

DOU

 

25/02/2006

Tout.....

Tout, tout est vécu….

Tu m’as tout donné…

Tes bras, tes baisers, ton corps et tes soupirs….tes pensées profondes…

Demain, je n’ai pas peur, demain tu ne manqueras pas…car je sais que tu es là….même à Cuba !

Quelle nuit !!!!

Bonheur de pouvoir ainsi dormir dans ta chair, tes esprits et emmêler nos caprices.

8h 30… déjà… trop vite, non, je ne veux pas qu’il soit si tôt, si tard…Pourquoi ai-je dormis ??

Alors je me replonge en toi, je réveille ton corps magnifiquement détendu et je danse encore sur tes seins, ta bouche…

Je respire tes mots, je bois tes regards, je mange tes mains et me nourris à la douceur de ton sexe…

8 h 30…déjà…C’est trop tôt …nous n’avons pas mangé tous les fruits, la bouteille de whisky n’est pas vide et il y a encore de l’herbe à fumer…

J’ouvre la porte, il fait beau et chaud…Je ressens, je te ressens derrière moi, à mes côtés et je te vois partir déjà vers tes projets. Tes mains-baisers écrivent d’autres textes et je te rejoins à Paris pour une nuit-hotel volée sur les autres… J’ouvre la porte et il fait beau et froid. Un froid que j’intègre, que j’absorbe. Froid, comme le manque que j’aurai de toi, étonnant et impatient. Deux ans, deux ans d’absence de toi et au total, deux jours…Alors demain, viens...Dans deux ans ou demain...viens…

 

Je te garderai toujours…

 

DOU

24/02/2006

Mon amour...

Mon amour,

 

Voici une lettre qu’il me faut absolument t’écrire car je continue ma vie sans toi, mais je ne veux pas la poursuivre sans te quitter. Je ne veux pas continuer à porter en moi tous ces sentiments qui te reviennent et que je me refuse à taire.

 

Mon amour. Ainsi je veux t’appeler, bien que ce soit la première fois, car c’est exactement ce que tu as représenté pour moi durant 12 ans. Seule personne à laquelle j’ai pu dire ce «je t’aime » que j’ai eu plaisir à répéter sans cesses, tous les soirs, sans que jamais je ne mente une seule fois. Bien sur, les soirs d’orages il a manqué, mais au matin pluvieux, après la nuit, il me tardait tant de pouvoir te le redire à nouveau.

 

Au travers de cette lettre, tu vas me découvrir comme jamais tu ne m’as vue. Tu sais que j’aime écrire mais jamais je n’ai été aussi avide qu’en ce moment. Jamais tu n’as eu l’occasion de lire même des bouts de textes issus de moi. C’est pourquoi le style t’en paraîtra sans doute étrange, éloigné de celle que tu as connu.

 

Depuis ce vendredi ou je t’ai demandé de ne plus venir chez moi et d’asseoir notre séparation de manière définitive, je retrouve les mots qui se bloquaient au fond de moi. Je me sens libre enfin de pouvoir m’exprimer car tu n’es plus derrière moi mais à côté. Je n’ai plus peur de tes jalousies car elles n’ont plus de raison d’être et je me donne ainsi tout le loisir de passer des nuits blanches afin d’exploiter au maximum mes possibilités.

 

J’écris des lettres. D’amour entre autre car c’est la pulsion de ma vie. De noblesse car elles sont écrites avec le cœur. Erotiques et parfois pornographiques car elles sont issues de mon corps. Des lettres qui un jour seront partagées car je veux pouvoir donner aux gens la possibilité de les exploiter pour leur propre histoire d’amour.

 

Tout ces mots que tu n’as jamais dit, qui n’ont jamais su sortir car tu ne savais pas comment exprimer tes sentiments seront alors à ta disposition pour ta future histoire d’amour. Tu pourras les dire ou les écrire, les utiliser à ta guise car ce sont des mots universels et des sentiments nobles qui nous habitent mais que nous ignorons parfois. Je m’étonne moi-même de leur puissance et de ma capacité à les livrer si spontanément. Tout cela coule de moi comme une rivière charriée par des vents déchaînant. 

 

Mais les sentiments que je veux t’exprimer ici sont bien plus personnels. C’est de notre histoire qu’il s’agit et je voulais m’excuser. M’excuser pour tout le mal que j’ai pu te faire et te fais encore car je sais que la vie pour toi maintenant n’est pas facile.

 

M’excuser de n’avoir pas été moi totalement car j’étais follement amoureuse de toi et ne voulais pas te perdre. J’ai caché des sentiments, des élans, des passions car tu étais jaloux de tout ce qui me faisait vibrer hors toi.

 

Oui, très certainement, c’est moi qui ai faussé la relation de notre couple. Et je me suis oubliée petit à petit en savourant tous ces moments de tendresse que nous avons partagé.

Je me suis donnée corps et âme dans notre intimité sans me douter un seul instant que les moments de détresses étaient dû au manque que j’avais de moi. Je voulais croire qu’il ne me suffisait que toi pour être heureuse et me suis trompée lourdement. Toute une dimension de mon être était en jachère mais je la retrouve peu à peu.

En fait, notre couple n’aurait jamais dû exister car nous sommes trop différents l’un de l’autre. De cela je prends conscience et m’en inspire pour le futur.

 

Mais je voulais aussi te remercier. Merci pour tout ce que j’ai pu prendre de bon en toi. Pour tout ce que tu as été capable de donner et pour nos deux enfants qui font notre fierté. Merci aussi de ta présence qui m’a fait évoluer car sans toi, je ne serais pas celle que je suis. Toutes ces années n’ont pas été vaines.

 

Les cinq derniers mois passés ont été très lourds à porter car notre relation ne savait plus quel chemin prendre. J’ai pris l’initiative de notre séparation car il nous faut maintenant chacun travailler au bonheur qui nous est dû. Je voudrais tellement que tu trouves enfin une femme en laquelle tu puisses avoir toute confiance et qui te rende l’amour que tu es capable de donner.

 

De cette lettre de rupture je veux faire une lettre d’amour pour que tu saches quelle place tu tiens dans ma vie. Comment renier tous ces sentiments qui me lient à toi pour l’éternité. De notre amour passé je voudrais faire une amitié pour te garder encore près de moi, pour ne pas perdre tout ce que nous nous sommes donné.

 

Je t’aime

 

Ton cœur.

 

23/02/2006

Je me manque.....

 

8 ans où j’ai cru à l’amour. Je l’ai traqué, contraint, forgé.  8 ans de vie commune où les défaites et les victoires se sont entrechoquées en laissant à la traîne un goût amer de temps perdu. Je me suis endormie dans une relation indéfinie où je me suis oubliée. Mais que suis-je devenue pour l’amour de cet homme, pour tous ces « je t’aime » absolus, livrés tous les soirs sans que jamais je ne me lasse ? 

 

Pourquoi avoir ainsi gommé mes passions, mes amis, ma personnalité profonde afin de ne pas le perdre ? Et le perdre pourtant car l’on ne peut mentir indéfiniment. A soi-même, aux autres, à la vie, à nos envies profondes qui nous régissent.

 

Où sont ses mains qui me portaient, me rendaient belle, me tiraient à lui ? Ses regards éblouis se sont éteints, et ils passent maintenant au travers de moi sans arriver à croiser ma détresse.

Où est son corps qui réclamait sans cesse le mien ?

 

Cet éden abandonné dans mes rêves m’a fait mille fois transpirer mes larmes dans la profondeur de notre lit, dans la solitude de mes secrets. Sentir ce vide qui oppresse le cœur, qui torture le ventre, qui est la preuve de notre échec, de notre inconscience.

 

J’ai dénaturé mon corps dans ses bras trop virils qui annihilent la tendresse au profit d’un plaisir trop court et rarement partagé. Je n’ai pu lui faire comprendre les mots qui portaient mes sentiments.

J’ai cru aller au bout de mes limites, toujours plus loin, toujours plus fort et ne les atteindre que parce qu’elles étaient fixées trop bas.

 

Nous passons des heures à regretter les mots et les comportements imprudents plutôt que de les comprendre. Nous pensons dans nos gestes des mots inaudibles qui resteront pour toujours des mots d’amour perdus. Et seuls, le soir, devant le miroir, nous rejouons la scène en modifiant les regards, en remodelant le dialogue et nous nous endormons en pensant que tout a été dit.

 

J’ai vécus d’incertitudes, et ce fut frustrant. J’ai vécu d’espoirs mais ce sont justement les espoirs vains qui débilitent le cœur.

8 ans d’absence littéraire. La main ne sait plus trop bien diriger la plume mais le cœur me pousse pourtant. Parler de moi, c’est peu. Parler des sensations est déjà plus acceptable. Parler d’expérience est plus captivant. Je n’arrive pas à canaliser mes pensées, mes envies et je voudrais pourtant que le texte soit lisible, harmonieux, agréable à la lecture et plaisant aux sentiments.

 

Je n’ai plus la force de lutter contre moi, pour nous. Je veux revenir à moi, à mes amours oubliées, mes musiques, mes lectures, mes écrits, mes besoins de solitude et de partage aussi. Toutes ces choses dont tu étais jaloux, je vais les retrouver. Dans les bras d’un autre homme qui me portera à ta place, qui me débauchera à nouveau sur le monde, sur moi. Dans les bras de plusieurs s’il le faut, pour récupérer ma confiance.

 

Je le ferai en silence, en mentant pour ne point te blesser, pour ne pas te voir souffrir mais je veux, je veux... me retrouver...Je me manque...tellement...et je hurlerai...

 

DOU

 

Je devrais être heureuse....

J’ai 36 ans. J’ai deux enfants, je suis mariée depuis 8 ans !

 

 Quoi de plus normal, de plus banal, de respectable et d’enviable. Nous avons rénové une maison, elle est superbe car mon âme y vit et mon âme est harmonie et ambiance. Les couleurs sont chaudes, dans les tons jaune et ocre, le sol est en bois, les lumières tamisées…. et des bougies viennent régulièrement agrémenter le quotidien d’une touche personnelle qui n’appartient qu’à moi. Des plantes disposées ici et là témoignent d’un constant besoin de vivre parmi la vie. Nos enfants sont le fruit d’une éducation intense et contrôlée, d’un dialogue de plus en plus présent, d’une confiance mutuelle, d’une responsabilité partagée. Ils sont beaux, je les aime, je devrais être heureuse…

 

Il est deux heures du matin mais comme aujourd’hui nous changeons l’heure, en un instant je gagne à vivre car il n’est plus qu’une heure ! La pluie doucement se met à tomber sur la coupole qui surplombe la salle à manger, comme pour me rappeler que si je gagne en temps, je perds en soleil ! L’automne me rapproche des tendres soirées d’hiver partagées au coin du feu, l’automne m’éloigne des douces soirées d’été passés sur le banc de la cour à la chaleur d’un barbecue presque éteint. Je devrais être heureuse….

 

Il est une heure du matin, le chat miaule en rentrant d’une promenade nocturne et ma main flatte doucement son dos pour le rassurer, pour le consoler d’une humidité tellement impromptue et décevante. Seuls les poissons de l’étang, logé dans un coin de la cour, peuvent se targuer d’apprécier ce changement de climat. La pluie leur apporte un peu d’oxygène, un peu de mouvement entre les plantes envahissantes disposées à la surface de l’eau. Les enfants dorment paisiblement et mon mari doit aussi se reposer dans les draps frais que j’ai changés ce soir. Je devrais être heureuse….

 

Mais ce soir j’ai 36 ans et j’analyse le parcours de ma vie, de mes envies, de mes réalisations et je me rends compte que je suis malheureuse…

Je tourne.....

Je tourne en rond, je ne sais plus calmer mon cœur, il s’est pris au jeu de la séduction, il attend avec une folle impatience.

 

 J’ai du travail mais je sais que je ne peux détourner mes pensées, ne fut-ce qu’un instant de cette troublante extase. Je relis ses mots, ces paroles bues à un nom sans visage.  J’ai tellement d’attentes. Je sais qu’il faut que je travaille la lenteur, que je retienne la profondeur des mots, que je me dise que je retrouverai les sentiments qui de mon âme se sont échappés.

 

Déjà mon corps est soumis à d’étranges désordres, à de frondeuses envies, à d’inavouables enlisements. Un instant d’ensablement sur une mer d’encre, une fable d’eau profonde, un livre ténébreux….

 

La profondeur des mots partagés au gré d’un fantasme délirant. Et les maux qui sur mon corps un jour ont pesés bien trop lourd. Amalgamer ces sentiments et déclancher dans le bas ventre une puissance insoupçonnée.

 

Rêver de deux mains tendres qui enserrent mon visage et des lèvres qui se rapprochent lentement. Sentir d’abord le souffle, s’éloigner, revenir et se toucher enfin du bout de l’émotion, avec les yeux. La bouche offerte et entrouverte ne se permet plus un seul mot, elle donne au tranchant du silence toute la force d’une émotion.

 

Mon coeur attend ces paroles que je retiendrai

Je retrouverai d'étranges enlisements

Une fable d'eau sur mon corps

Peser la puissance

Enserrer des lèvres...lentement

La bouche se permet un mot : EMOTION

 

22/02/2006

Nous sommes.....

 

Je vis...il fait beau...d'ailleurs quand on aime il fait toujours beau !
Même très beau, presque chaud, trop chaud, trop beau... mais le trop est notre état…à nous…
J’aime, non pas avec plus d’amour, ni même de joie, j'aime tout court…sans mots, sans peines, sans lois, juste toi...unique, entier, sans aucuns détours de nous.
Je me sculpte à tes pensées, tu te peaufines à mes caresses...nous nous créons de nos mains, de nos envies, de nos corps...qui ne demandent qu’à s’aimer…s’abandonner l’un à autre.


Ca brûle, j'en flambe, de tes mains qui caressent nos désirs...Tu es braise de plaisir, flamme de nos chairs, de nos sangs qui se mêlent, de nos espoirs qui respirent...Le feu prend l’âme, l’être, l’espace, notre univers...
Tu es l’essence pure de nos sens... l’huile noble de nos besoins…
Fertile terre ou je plonge mes mains…ma tête et mon corps...je t'appartiens, juste de nous vivre...   
Nous en sommes là du bonheur qui nous mange le coeur...
Je respire, tu m expires...
Je me nourris de tes joies...j’absorbe tes pleures, je les fais miennes.
Ta souffrance me gifle...je deviens toi et te ressens profondément.
Je m évapore dans ton corps, tu te distilles dans mon être.
Tu me colles, envie de désirs…mordre ta peau, ta vie... en moi…
Tu ne me quittes plus...j en crève, j en vis... j en suis là de toi...
Une heure loin de toi, c'est un siècle d'absence de nous...

Ton amour, meilleur que l’opium, parfume notre temps...
Je m’enlise dans tes lèvres, accrochées à mes yeux qui ne se ferment plus...

On se sert, on se sert encore et encore…pour toujours de cette éternelle fusion dérision...
Nous ne faisons plus qu’un.....

Pas de question ni de peur, je me repose à la musique de tes yeux qui me parcourent comme un opéra.

Nous sommes...et c’est parfait comme ça...

 Eblouie....

Je suis éblouie, éblouissante, je reprends pieds dans la vie, quel cadeau.

 

 Mon fils de 9 ans m’a dit hier soir : « ce qui est important c’est d’être en vie. On est nés sur terre pour être vivant. » Quelle magnifique leçon, quelle superbe conclusion.

 

 Et j’utilise ce terme de « conclusion » de manière très réfléchie car il clos ainsi un chapitre de ma vie qui n’avait plus d’avenir. Je recommence un livre par l’épilogue, je me donne ainsi toute liberté d’agrémenter les pages blanches qui suivent, sans connaître leur nombre mais certaine que l’histoire terminera bien.

 

Des pages déjà sont écrites depuis deux jours mais les mots sont encore dans mon corps. Dans le ventre, le bas-ventre, sur mes mains et mes lèvres. Dans mes jambes qui t’enrobent, qui te serrent, qui s’écartent et te reprennent. Dans mon sexe, impatient de t’accueillir, impatient de t’ouvrir la voie de mon âme la plus secrète.

 

Ce sont des pages érotiques, pornographiques qu’il me plait de retranscrire car c’est sur toi que je les écrits, c’est avec toi que je les composent. Ce sont tes mains, tes lèvres et ton sexe qui pénètrent mon cœur et mon âme.

 

Comment te faire comprendre cette envie de dévoiler à tous ce que nous devrions garder pour nous.

 

Sacrées, toutes ces sensations qui naissent à peines et qui ne devraient pas être déjà divulguées. Sacrés, ces moments de première rencontre car même si les expériences sont multiples, chaque nouveau regard est inattendu et générateur d’impulsions positives.

 

Je voudrais une fois encore partager un lit d’une personne avec toi pour cicatriser mon corps au tien. Je voudrais que le prochain baiser égal en intensité le premier, reçu sur ce fauteuil un peu glauque et délabré qui nous a vu naître. Tes mains froissaient timidement mon chemisier, sans doute pour déborder cet emportement qui t’a poussé à moi. Et timidement, sans doute pour ne pas brusquer un devenir en pleine ébullition.

 

Je sais que demain, plus tard, tu m'habiteras et que nous serons unis pour toujours. Tu seras alors pour toujours en moi car de c qui est donné, rien ne peut être repris. Tu seras alors dans ma mémoire vive, sur le papier, dans mon coeur et mon corps.

A demain...tout proche...

DOU

 

 

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21/02/2006

 Je te garde.....

 

Ton mail m'inonde…

Je ne sais plus ce que j’ai envie pour vendredi soir…

T’emmener très vite chez moi et te faire manger des fruits et te faire boire du vin…

Te retrouver dans ce café glauque à boire du vin de fruit et te charmer...

T’inviter dans une chambre d’hôtel pour boire du champagne…..Lili Marleen

Te séduire dans la voiture, te parcourir en roulant, très certainement...

Oui, chez moi, le poêle sera chaud et le vin coulera...

Je te ferai un massage, pas le temps d’en perdre, vite, très vite, te retrouver…

Lentement te désirer et te redécouvrir….

Tu me parleras pendant que je t’embrasserai…

Tu me raconteras et je déposerai sur toi des phrases, des mélodies,

des poses et des songes, et mon corps…

Vivement vendredi….

Je t’embrasse déjà, je ne t’embrasse pas, je ne sais plus...

Je te prends et te garde ...

 

DOU

 

00:20 Écrit par DOU | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/02/2006

 Les mots...

Les mots, mon tendre, sont le moteur de notre être, ce qui donne à l’essence ce petit taux d’octane qui explose les énergies, qui empêchent aux habitudes d’équarrir une relation.

 

En écrivant, je décuple mon imagination, je dévoile des bouts de moi, je me dévoile à moi-même également. Je découvre la capacité des Hommes à se donner et je me rends compte que c’est terriblement difficile de s’ouvrir à l’autre. Très peu de gens savent écrire les ressentirs, très peu déjà savent les distiller.

 

Tu sais, tout ce que je donne au papier, les heures que je passe à écrire étaient sources de conflit, de jalousie de la part de mon mari. Je voudrais pourtant ne faire que cela, livrer au travers de mes écrits tous les sentiments qui me transpercent, qui pourraient un jour servir la cause des gens sentimentalement nécessiteux. Leur faire savoir qu’ils sont comme moi…en devenir.

 

Je te laisse, avec l’envie de peupler ma nuit de demain, de toi. Je lis, je relis et je lirai encore ton texte qui me rattache tellement à toi.

 

Je ne t’embrasse pas…non, je garde pour plus tard ce plaisir qui frôle l’indécence

 

Les mots explosent une relation

Mon imagination dévoile des hommes

terriblement ressentis

Je donne au papier conflits, jalousie

Faire de mes écrits la cause en devenir

Peupler ton texte tellement indécent....

 

22:19 Écrit par DOU | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

 Libérer...

 

Donner, j’en suis capable, mais prendre…

C’est tellement égoïste, tellement investigateur.

Et pourtant, «te prendre» revêtit une autre dimension car l’intention est toute autre que la simple implication du verbe. Te prendre, c’est me donner entièrement pour accepter l’être que je suis et qui a besoin…

Te prendre c’est me dévoiler et avouer les manques, les envies, les pulsions.

 

J’ai tellement de mal à me libérer de la douleur et j’accède pourtant si rapidement à l’extase que cela provoque en moi une dualité bien difficile à gérer. J’ai en moi cette opposition des sentiments qui me pousse à donner plus que je ne peux recevoir.

 

Sans doute est-ce le souvenir d’avoir été possédée par deux hommes inconscients qui a tronqué durant longtemps ma vision de l’amour, du rapport physique. Mais néanmoins, inlassablement ou par hasard, à n'importe quelles heures de nos nuits qui peuvent être des jours, je deviendrai ton odeur.

 

Sentir de temps en temps tes mots forger ma renaissance dans le cosmos du changement, tes mots qui coulent sur mes seins, tes mots précis et beaux, qui perlent sur mon ventre, tes mots que je viens doucement et longuement aspirer, tes mots qui dégagent de moi des odeurs inavouées, indicibles.

 

DOU 

 

Capable et te prendre

me donner les pulsions

libérer l'extase

gérer le souvenir tronqué du rapport physique

Par hasard, sentir ma renaissance

qui perle, qui dégage...

des odeurs indicibles...

 

17:58 Écrit par DOU | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

 Tu es...

 

 J'adore ton inconstance. Troublante. 

Je respire et lis. 

Trop beaux ces mots qui coulent.

De plus en plus vite.

Pour moi c'est déjà complet en soi,

c'est un monde en soi

d'une sensualité hors du commun.

Nous, hors du commun.

Pas de à suivre, de suite et fin.

Intemporel, hors du temps. 

Tu es un corps magique.

Tu es un écrivain

Tu es un homme brouillard,

imprévisible,

profondément délicieux. 

 

"J'adore, respire vite, sois un monde commun, suivre un corps brouillard...profondément"

11:21 Écrit par DOU | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Accepteras-tu...

 

Mon doux,

 

Acceptes-tu de me recevoir ainsi, au travers des mes écrits si singuliers, de ne pas les juger et de n’en être point jaloux ? Accepteras-tu de partager avec moi les lectures qui t'ont enthousiasmé, les musiques qui te transportent, tous ces éléments de toi qui te font si attachant ? Accepteras-tu de me dire tout ce qui t'a marqué, les jours de soleil et de pluie, d'orage peut-être ? Accepteras-tu d'écouter aussi ? Accepteras-tu de nous donner au moins une chance  

 

Je voudrais avec toi supprimer l’indéfini pour tenter le risque de l’émoi. Te faire comprendre mon écriture en forme de conte qui laisse parfois espérer l’existence des chauds doudous tant rêvés.

 

S’entrelacer l’un dans l’autre et ne plus bouger, faire entendre au silence les battements de nos deux corps, les respirations accélérées mais ne se caresser que des yeux, du visage, de nos bouches unies qui hurleraient malgré elles notre bonheur à pouvoir ainsi se donner.

 

DOU

 

Acceptes-tu mes écrits jaloux?

Accepteras-tu ces éléments si attachants...

les jours d'orages...

Accepteras-tu de nous donner une chance?

Supprimer l'indéfini en forme de conte...

espérer des chauds doudous.

Entrelacer nos deux corps...

se carresser de nos bouches...

pouvoir se donner...

10:56 Écrit par DOU | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

19/02/2006

demain...

Que d’émotion !! tant de mots pour dire ce que tu respires, l’endroit que tu habites,  et les gens qui te font vivre. Tes projets sont monstrueux…Ils sont magnifiques ….

J’ai peine à croire que toi et moi pouvons nous accorder…..

On ne s’accorde pas, on s’enlise, on se déchaine et on se réalise dans nos phantasmes…

Tu es le feu, chaud et fou et je suis banquise échouée…

Je me sculpte et tu débordes

Tu vis, en érection totale et je tente de vibrer sur des sexes qui ne se tendent pas …

Je me refuse à concevoir de devoir concéder

Et je passe ainsi loin de mes caprices

Si tu savais… tant d’hommes sont loin de ce qu’ils veulent être….

Comme ils ont peur de se donner, de prendre, de jouir tout simplement…

Alors, j’ai peur d’avoir envie, j’ai peur de me donner, j’ai peur d’être…

Je cours comme toi, petite femme occidentale, mais moi, je cours après l’amour .....

Parfois bien sur, des hommes un peu perdus tombent amoureux de moi, mais l’inclinaison de leur tête ne me donne pas l’envie à dresser le reste

Alors j’écoute les musiques qui me font vivre, les silences qui m’envahissent, et je charge des bûches dans le poêle pour me donner l’impression d’une chaleur, d’une présence….

Je suis seule, tellement seule ......

Tellement .....

Donnes-moi demain, lorsque nous nous verrons, tes musiques et tes impulsions pour me faire avancer…

Donnes-moi demain tes regards sur ma peau…Et je te donnerai des émotions, des envies, des caresses indécentes, des souffles légers qui boiront ton corps.

Demain…..

Je suis libre…..

 

DOU

00:06 Écrit par DOU | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

18/02/2006

Ou es-tu ??....

Ou es-tu ce soir ??? Je t'imagine dans un avion, ou sans doute sur une terre à mille lieues de là ou je suis...
Quelle étrange impression de t'envoyer des sentiments si loin, si profondément...

alors que tu navigues sans doute dans un monde que je ne
connais pas.
Bon dieu, que c'est gai de savoir que même la distance est incapable de nous faire mourir.
J'aime savoir que tu penses à "nous" et que "nous" continuons à exister...
J'ai envie...d'une bouteille de whisky, d'un shit afghan, de ta bouche sur la mienne et si possible...de te voir...
Tu me téléphones lorsque tu es libre???
J'aimerais tant pouvoir te contacter lorsque je sens que j'ai envie de toi...
Raconte-moi ta vie, tes envies, tes bonheurs et tes rencontres...
Raconte-moi tes projets, tes voyages, tes films...
Raconte-moi tes tripes..
Et je te dirai ce qui me ravi
Ce qui me fait avancer
Je te dirai ce que j'attends
Je te raconterai mes nuits solitaires
Et mes mains qui bien souvent remplacent les amants que j'espère.....
Je t'embrasse, mille fois, je t'embrasse simplement, je sens ta main dans la mienne et ton regard qui me frôle...
Appelle-moi.......

DOU

20:27 Écrit par DOU | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |