13/03/2006

PENSEES INTERIEURES...

Ce soir, j’ai envie de t’écrire mieux que ce que je n'ai fait dans mes derniers messages où somme toute je ne parlais que du quotidien, de la routine. Bien sur, je donne mes impressions de la journée mais cela ne me suffit pas.

J’ai copié tous nos messages dans un nouveau fichier. Nous en sommes à 25 pages de correspondance en quatre jours à peine ! Tout est ici, sous mes yeux, sous mon regard qui cherche au travers des lignes, les lignes d’un corps. Cela me plait d’avoir déjà des souvenirs...

 

Subitement j'ai peur des mots, vont-ils me lâcher, me trahir, me faire sombrer dans la banalité ? Mais j'écris...Je ne peux m'en passer, c'est viscéral, encré en moi comme une demande de vie, de réalisation, de survie....mon corps, impossible à gérer ces derniers mois, se remet à vivre, à battre, à transpirer, espérer. Mon âme se réveille, je redécouvre la consistance d'une relation possible.

 

Mon âme...on y accède par gestes, par mots avoués, par souffles d'envie...avec lenteur et puissance, retenue et provocation...

Certains jours je ne suis que corps sans âme, vouée au désir de l'abandon, de la tentation. Bondir vers des appétits charnels qui font de la folie mon oxigène. Mon corps est en enfer...

Cetains jours, je ne suis qu'une âme...Mais il faut que le désir reste présent...Mon âme est au purgatoire !

 

Je t’inclus déjà dans le cercle fermé de mes relations. Mais tu ne fais partie de personne et c’est cela qui me plait. Te lire c’est un peu me noyer d’un regard dans un cercle concentrique qui me ramène sans cesse à toi. Tout me tente dans notre possible découverte, ne rien savoir de toi sauf ce lien ténu de nos messages. Je me sens comme les yeux bandés, aveugle de toi, attendant la prochaine bouchée pour découvrir une nouvelle facette de ta saveur, le goût de tes plaisirs, tout en craignant, à la fois, une fin prématurée comme un rêve jamais achevé.

Il me plait de te tenter, de t’emmener dans mon imaginaire afin de donner une substance à notre relation et qui sait...peut être incarner nos corps dans la magie d’un abandon.


Savoir que tu me découvres et savoir aussi que tout ce que je donne est livré à ton entière appréciation me donne l’impression de me stripteaser dans l’ombre de nos désirs.

J’ai besoin, plus qu’au travers de nos messages, d’imaginer le son de ta voix, la vibration de ton timbre, attendre un appel téléphonique qui t’éclairera sous un nouveau jour et puis se rencontrer se voir se toucher... Plaisir tactile porté par l’attente du moment, le frisson de la peur de décevoir, de ne pas plaire. Et pourtant déjà rêver la rencontre, l’endroit, les couleurs, la saveur. Etre ce que je suis sans compromis pour tenter tes sens et susciter ton envie.

Oui, je sais, ce soir je délire peut-être, j’envie, j’emporte dans mes mots des tentations enivrantes.

 

J’ai besoin de te rencontrer...J’en crève...J’en vis...

Commentaires

Une drogue Et oui, chaque jour qui passe, je me rends compte que te lire est une drogue et une drogue dure, tes textes ont pris possession de mon âme et me donnent envie de t'écrire, de t'écrire encore pour partager toutes ces émotions.
Bisous.

Écrit par : Pascal | 14/03/2006

merci de ton passage .. mais j'ai trouvé beaucoup de choses qui me plaisent chez toi aussi ..
quant à utilser certaines de mes images .. pourquoi pas .. d'autres l'ont déjà fait sans rien me demander ...
à une prochaine visite chez toi ... et peut-être à Gembloux aussi qui sait ??

Écrit par : aramis-dingo | 14/03/2006

Ca c'est le genre de lettre qu'on garde précieusement, du genre qu'on n'oublie pas, de celle qui doit donner des frissons chaque fois qu'on la lit... Tu crois qu'elle mesure la chance qu'elle a, la personne ayant reçu celle-ci?

Écrit par : Mitch | 10/09/2008

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