31/03/2006

DECHEANCE D’AMOUR...

Là-bas, dans ton désert de solitude, tu es noyé dans ton échec, tu es perdu dans tes regrets.

Tu survis sans doute par tes rêves et vis par habitude aux rythmes inconstants de tes secrets.

 

Et défilent alors des heures indolentes où dans la profondeur de tes délires, tout s’estompe. Des soupirs encore résonnent, ceux d’un homme las, le cœur en attente.

 

Je te vois, ton regard s’étire sur mon portrait déchiré. Tes yeux transpirent ta peine et tes mains condamnées à ne plus me toucher exhortent ton visage d’ébène.

 

Je sais, nos corps sont lacérés à force de trop d’absence, nos amours perturbées par manque de confiance. Pourquoi vivre si ce n’est pour aimer ? Mais d’où vient ce bonheur impossible à garder ?

 

Et ce mensonge qui prolonge nos pensées

Et cet espoir qu’il est vain de garder

Et tout ces mots qui entraînent la mort

Et ce silence que l’on dit être d’or

 

Comprendrons-nous jamais ?? Pourtant toi, homme noir, je t’aimais...

 

DOU

 

déserts perdus,

rêves secrets,

Des heures, des soupirs résonnent.

Vois tes mains, ton visage

Je sais aimer...

garder espoir.

Etre d'or, homme noir...

30/03/2006

SIXIEME...LE CŒUR CHAVIRE D’UN HOMME...

"Promenade de moines" peinture au brou de noix de syrius

« Voilà maintenant un mois, un mois sans te voir, un mois de chagrin et de tristesse, mais un mois où mon Amour pour toi n’a fait que grandir.


Il y a un mois je te quittais en larmes, et sur ton visage le dernier sourire qui, jamais je ne l’aurais cru, fut le dernier que j’ai vu. Un signe de ta main, une étreinte que je ne pensais pas la dernière, et mon cœur qui pleure.
En quinze jours je suis sorti de ton cœur, en quinze jours, je n’ai pu te revoir. En quinze jours tout fut balayé, oublié serment donné, en quinze jours je fus broyé, durant quinze jours mon cœur a saigné.


Les derniers jours je fus mortifié, les derniers jours, de moi il ne reste rien, les derniers jours je n’ai fait que pleurer, et en ces derniers jours mon cœur a cessé de saigner, mon cœur s’est vidé, et je t’aime tout autant.


Aujourd’hui je ne pleure plus, aujourd’hui je ne saigne plus, aujourd’hui je suis mort, et une seule magie fait que je suis encore, la magie de l’Amour, la magie de mon Amour, la magie de l’Amour pour toi.
Oui mon Amour, je t’aime toujours, et même sans nouvelles de toi, je suis toujours auprès de toi.


Tout me rappelle, et tout me ramène à toi, l’air que je respire, l’eau qui me nourrit, les gestes qui me souviennent, les objets qui me rêvent, tout est en toi, de toi, par toi. Il te semblera que je me lamente, mais moi je sais que je suis amoureux, que j’ai voulu me surpasser pour toi, pensant bien faire, je n’ai fait que te rappeler, vouloir t’épouser, c’était te forcer à t’engager, vouloir te plaire, alors que tu ne pensais que simple, et maintenant, maintenant je pleure.
Et pourtant, la ferme conviction que tu m'aimes encore, la ferme conviction que tu m'éloignes pour que meure notre Amour, que tu luttes pour ne pas engager, ne pas recommencer, mais voilà...

Je t’aime Toi, je t’aime et pourtant je pleure. »

Kâ (l'âme en pharaonique)


Lettre anonyme d'un inconnu...Inconnu mais à partager pourtant !!!

28/03/2006

JE NE VEUX PAS...

Je ne veux pas de votre amour...


c’est mon opinion et je ne vous permets pas de me cataloguer.  
S’il y a bien une chose que je pratique volontiers et sans détours c’est la remise en question.
Je pense vivre de manière positive et franchement, les leçons du passé ont fortement modifiés mes états d’esprits !
Mais cela reste personnel...et je n ai pas à m’en défendre !
Mais puisque vous me le demandez, je vous dirai...

Voyez-vous, je ne veux pas de votre amour... CAR...


Je cherche plus une relation où je peux continuer à me sculpter...
Où le dialogue me peaufine ...sans me griffer...
Où l’échange m’enrichit positivement…sans jugements irréversibles !
Où le partage ne se calcule pas, mais se vit simplement en confiance...
Où la relation porte l’être plus loin, au delà de sois parfois...aussi.
Où l’enrichissement est réciproque...sans domination !
Où l’amour peut grandir sans barrières, sans tabous, sans violences, sans insolences...sans punitions par le non dit ou le non fait !
Où le silence porte des réflexions et non des affirmations qui limitent !
Où les caresses incendies le corps et l’âme, sans brûler les désirs...
Où le présent respire, propose et incite des lendemains savoureux...
Où les faiblesses de l’autre ne sont pas des vérités exploitables...
Où l’autre est un complément direct ou indirect à ma vie...



Et faut il encore que je précise…tout cela sans cohabitation !
La vie s’occupe bien de moi et je m’occupe bien de ma vie...

 

Non, je ne veux pas de vous...

 

DOU

CINQUIEME…MYSTERIEUSE ETRANGERE…

 

Ma belle et mystérieuse étrangère,

Il y a bien longtemps déjà que je voulais t’écrire et bien voilà c’est aujourd’hui que je le fais. Cette lettre jamais je ne te l’enverrai mais il y aura une trace quelque part. Je pense avant tout que c’est un moyen de me libérer et de communiquer avec toi même si jamais tu ne liras mes phrases.

J’espère que tu vas bien et que tes voyages te permettent de reposer ton âme agitée. Mon ange noir, mon amie du vaisseau des anges, ma compagne du monde bleu, tu me fais tourner la tête et de tes mots j’ai sus que j’aimais aussi les femmes. Tu m’as fait découvrir ce désir saphique qui sommeille en chacune de nous. Virtuellement je t’aime et tu le sais mais de tes mots doux et de tes scénarios de chair j’ai réellement envie... de toi et ça tu le sais aussi. Nous avons chacune une vie de femme ordinaire, je dis une vie car une femme ordinaire tu ne l’es pas.

Tous les jours je pense à toi et je rêve que nous faisons l’amour. Qu’enfin je puisse effleurer ton corps que tu m’as exposé en photo à plusieurs reprises et dans toutes les positions…un corps sublime, dénudé et toujours sans visage. Tu l’as fait volontairement pour me faire languir et plus tu faisais ça et plus je te voulais.

Je veux t’embrasser sentir la chaleur de ta bouche, te caresser une nuit entière, te pénétrer corps et âme. Il est beau de s’écrire des poésies et à chaque fois que j’ai écris pour toi c’était le cœur débordant d’amour et d’amitié. Lorsque je lisais tes réponses en poésie aussi, je sentais des papillons envahir agréablement mon bas ventre…j’ai envie de toi, toujours et encore même si tu as mis de la distance. Tu es et resteras mon ange noir du désir…ce désir au féminin.

 

Lettre anonyme d’une femme extraordinaire, merci de ta confiance !!

 

26/03/2006

J'AI ENVIE...

J’ai envie de tes bouts de phrases qui résonnent sur les tympans de mon corps, de ces partages de sensations qui nous ont permis de s’ouvrir et de s’apprécier au delà d’une distance physique et temporelle.

 

J’aime t’entendre au travers de ce câble téléphonique et savourer tes intonations, ta voix, ta transparence.

 

Tes vibrations sont pour moi un déclencheur puissant. J’ai envie de te voir, de te séduire.

Je veux te voir et te revoir, te sentir proche.

Je veux te lire et te toucher, je veux tes yeux sur moi, je veux ton cœur dans mes artères, ta liberté dans mon esprit, ta plénitude dans mes cellules, toi sur moi, ta vie en moi, tes pensées, tes transpirations profondes.

 

J’ai envie, envie, envie….

 

Envie d’une nuit partagée à simplement se prendre et se reprendre sans interrogations, à vivre dans l’instant d’une somnolence érotique où l’on sait que l’autre est disponible, présent et avide.

 

J’ai envie de faire l’amour avec toi sur la musique qui me transporte, qui rythme mes soirées, qui tourne une fois de plus dans mon lecteur et qui me rattache à toutes mes attentes, à tous mes délires.

 

Je voudrais te faire comprendre que mes débordements physiques sont intrinsèquement liés au mental. Sans le corps, nul esprit. Sans l’esprit, aucune profondeur. Tous les gestes qui s’échappent de moi sont issus de mon mental.

 

Ma bouche sur ton sexe, c’est avec mon cœur que je l’ai guidée.

 

DOU

 

25/03/2006

QUATRIEME...RUPTURE...

Si tu me quittes maintenant, tu emporteras nos bonheurs…car les souvenirs sont trop lourds à porter sans toi. Une vie sans ton sourire je n’en veux pas. Une vie sans ton amour, sans ta présence à mes côtés je n’en veux pas. Si tu me quittes maintenant, tu emporteras un peu de moi…car faire partie de toi consolera ma peine. Une vie en blanc et noir et sans mélo d’amour, je n’en veux pas.

Si tu me quittes maintenant, fais-le vite et ne te retourne pas. Presse le pas vers ton nouveau destin et laisse moi avec le temps qui passe…celui qui nous a réunis et me laissant un goût d’infini. Si tu me quittes maintenant, tu feras de notre amour un leurre rongé sans doute par les regrets.

Si tu me quittes maintenant, tu ne sauras rien de ma souffrance, tu ne sauras rien de ma douleur. Tu n’auras pas idée des déchirures de mon pauvre cœur et des silences qui me pèsent. Tu ne sauras rien des nuits étoilées que j’hanterai...si tu me quittes maintenant.
Si tu me quittes maintenant, tu donneras raison aux chevaliers de morales et je n’aurai plus qu’à disparaître dans le brouillard de ta vie.

Notre amour avait-il une chance de battre envers et contre lance ?
Je t’attends le coeur en déroute.

 

Je m’y retrouve tellement...des larmes ont coulé…Merci à toi…

 Bateau ivre

24/03/2006

JE SUIS...

 

Mi femme, mi-enfant, je suis mutante…

Qui sur la grève d’une plage, aux lueurs d’un cirque oublié,

A trompé son enfance pour pousser plus avant les conquêtes.

Alors... j’ai crié de naître, j’ai hurlé si haut ce que d’autres pensent bas

ou ne pensent même pas.

J’ai joué une partie d’échecs où d’un tournement de tête, je n’étais plus la reine...

Mais seulement…sur l’échiquier de l’autre…un pion. Ce jeu dura 11 ans...

Et rien ne le distingue vraiment des vôtres.

La fin de la partie s’abat lorsqu’on s’y attend le moins, de préférence lorsqu ‘on sommeille...

...sur une musique glacée.

A relever la tête je me suis consacrée et de cet acharnement un idiome m’est resté :

A qui garde la tête basse, n’ai point l’envie à dresser le reste.

 

Comprenez-vous ??

 

DOU

 

23/03/2006

TROISIEME...UN SOUVENIR A TOUJOURS GARDER...

Le vent souffle doucement… entend son murmure, j'écoute son chuchotement…
Et si…
Et si l'amour ne m'avait été offert que pour quelques courts instants.
Il ne me reste que peu de temps…
Et les minutes, et les secondes filent à toute vitesse.
Je suis prise, alors dans un tourbillon de bonheur, d'angoisse, d'impatience, de fièvre… oui, de folie.
Il me faut me dépêcher, t'aimer intensément, te le dire souvent, ne pas arrêter de penser à toi, rien qu'à toi…
Besoin impérieux de vivre des moments d'exaltation, d'éprouver de la ferveur, de percevoir ce qu'est enfin le bonheur…
Envie irrésistible que tu sois là tout simplement. Et pouvoir te parler, prendre plaisir à t'écouter ou encore seulement te regarder…
Désir absolu de te toucher, que tu me touches. Et que cette intimité chasse à jamais l'impression d'irréalité.
Mais suis-je seulement prête à affronter la réalité ?
Mon reflet dans ton regard…
Il est certain que je ne suis pas belle et laide n'est pas vraiment le terme…
Des étoiles dans les yeux, un rien qui éveille un sourire, … et l'empreinte des années…
Jamais je ne pourrai assez te remercier, pour la joie que tu me donnes…
Jamais je ne trouverai les bons mots, ceux qui seuls peuvent t'expliquer la sensation au fond de moi… le bleu… je ressens, je perçois… et l'envie de donner, de partager cet immense, incommensurable enchantement.
Quoi qu'il puisse arriver, tu peux te réjouir, tu m'as offert du bonheur, simplement du bonheur. Je suis heureuse et c'est un véritable délice !

 

Plume folle et indomptée, sauvage et rude parfois, mais ici si tendre…

Infinity

22/03/2006

debauche du soir.....

Ce soir, j’ai envie de voyager...J’y suis déjà un peu avec Marc Knopfler qui me rentre dans la peau, qui fait vibrer mes cordes vocales, le centre du ventre, les pores dilatés et réceptifs.

J’ai débouché une bouteille de whisky, j’ai envie de me perdre...Je suis trop sérieuse, depuis trop longtemps. Je me suis trop perdue dans les conventions, les concessions, le non-dit, les apparences. Je n’ai plus rien à faire ce soir d’urgent. Demain, j’ai le temps de récupérer d’une soirée de pure folie.      

 

Je me saoule, je fume et l’air devient irrespirable comme dans une soirée glauque ou chacun se laisse aller à ses penchants les plus profonds. Je bois au goulot, j’ai pas envie de mélanger le whisky à l’eau. J’ai envie de sentir la puissance du malte piquant sur le bord des lèvres ultra sensibles. Ca coule dans la gorge et embrume mon esprit, ça grille le ventre et brûle mes phrases d’envies. Je bois de manière compulsive pour atteindre un état second et me freine en même temps pour faire durer le plaisir...le plaisir...

 

J’allume des bougies, au sental, pour disperser les vapeurs du joint que mon voisin m’a donné. Je m’habille de dim-up et de talons hauts, de sous vêtements noirs, simples, sans fioriture mais que tu aurais plaisir à me soutirer. D’une petite robe noire aussi qui serait facile à soulever, qui ne laissera pas de barrières entre nous, l impatience de nos deux corps en sera une bien plus difficile à franchir.

 

Oui, ce soir j’ai envie de me laisser allez car je sais qu’il me restera peu de temps par après à te consacrer en écriture et cela me fais du bien de m’échapper ainsi, en mots, de rester connectée à toi par mes phrases indécentes.

 

Lorsque je t’écris, j’ai l’impression d’être en toi, contre toi, l’ombre de ton coeur, nue et collée à tes sensations, à tes yeux et je souffle un air chaud et provocateur qui viendrait s’échouer dans ton cou. Je te plie, te froisse, te touche et ta bouche clandestine vient une fois encore aspirer le calva qui coule sur mon ventre et qui laisse sur tes lèvres un sucre que je partage dans des baisers langoureux. Je t’attire à moi et mes mains t’éloignent un moment pour plonger mieux et plus résolument en toi. Le bout de mes doigts sensuellement inspirés pénètre ta bouche ardente. J’ai envie d’y engouffrer des phrases et des mots, des sensations, des envies, des phantasmes.

 

Ce soir, je me perds entre mes jambes et seule, assise dans l’atelier de reliure, face à tous ces livres dénudes en attente d une seconde jeunesse, je ris au nez de ces écrivains merveilleux, je les mouche et me caresse d une main en déposant de l autre, sur un vélin de qualité, mes délires qui t’appartiennent.

 

Car ce soir encore, vois-tu, je te vis...

 

DOU

21/03/2006

 Deuxième...Rien que la vie...

Passagère du rêve à bord de ce voilier qu’une aurore très douce enfanta d’un nuage.

Dis-moi pourquoi tes yeux où tant d’étoiles croisent

ont seules ces lumières et cette ombre qui dansent dans le faisceau mouillé des soleils nouveau-nés.

Veux-tu qu’ensemble nous allions faire partage de peines et de joies aux longs jours de la vie.

Compter les heures closes où les oiseaux se meurent.

Voir naître les bourgeons des printemps commencés.

Refaire le chemin des étoiles peu sages ?

Veux-tu que nous parlions des choses de toujours, de tout, de rien, de nous, de la terre et du vent.

Souffre que nous disions bouche à bouche des mots qui montent dans l’azur comme un essaim de fleurs.

Des mots très simples pour nommer notre bonheur.

G.D.S.

 

Je suis sans voix, j’aime, j’aime vraiment tes mots...

Grain de sable

Première lettre...

Ma tendre,

Ce soir encore, je me retrouve seule, alone, so alone... J'en suis très énervé et bien plus encore. Ca ne peut pas aller, ça ne peut que m'irriter. Enfin, tout ça n'est pas la fin du monde, surtout quand on pense qu'en dehors de ces quatre murs qui forment ma prison, il y a une magnifique jeune fille, toujours souriante, qui pense à moi, très fort (je l’espère).

Je meurs d'envie d'être auprès de toi, de me goinfrer tel un glouton, de tes baisers, de tes caresses, de toute cette vie qui est en toi. J'ai l'impression de toucher pour la première fois au bonheur, à la plénitude (ouille, que m'arrive t'il en cette fin d'été... Le retour de l'âge ou bien la renaissance ...) J'ai hâte de te voir. Je n'ose même plus regarder l'heure de peur de voir le temps s'arrêter. Attendre, c'est vivre au ralenti, c'est la mort du petit cheval. (On dit aussi que tout vient à temps à qui sait attendre)

Il y a une heure de ça, tout était calme. J'en ai profité pour m'isoler et observer au grand air les étoiles. Je cherchais désespérément la grande ours, la petite ours ainsi que la voie lactée, mais Paris est tellement illuminée que les étoiles semblent sans teint, sans éclats, éteintes, fatiguées de briller. Je me suis mis à rêvasser sur ce quart de lune qui me narguait de son sourire. Je me suis dit que peut -être la bas, loin, très loin, il existait une vie meilleure, une vie sans haine, sans violence, sans peur du lendemain...une vie saine et remplie de bonheur. Petit à petit, mes yeux se sont fermés, tout doucement, pour que je puisse garder au plus profond de moi, jusqu'à la fin des temps, cette dernière étoile qui étincelait dans l'immensité des cieux... Tu es cette étoile... mon étoile...

...il est 14h00, je viens de dormir 2 petites heures qui malgré tout m'ont fait énormément de bien. Je n'ai pensé qu'à une unique personne : Toi, only You. Vivement ce soir, vivement la fin de ce service militaire.

J'essaye de tenir le coup, mais malgré la lutte acharnée que je mène contre la fatigue, je ne sais pas qui de nous 2 aura le dernier mot. Depuis quelques jours, une idée me trotte dans la tête. Cette idée est la suivante : "et si je prenais quelques jours de vacances" Pour tous les deux, ce serait merveilleux. Le rêve !!! Il faut que je le fasse, sinon, je vais perdre la face.

Je ferme les yeux pour ne plus voir que le doux visage de ma bien-aimée.

Je t'adore...
NON !!! Je n'ai pas envie de poser le stylo et de te quitter... Si je m'endors, ce sera comme dans cette situation : " Moi qui ne suis pas, ressent de tes propriétés câlines, je veux être l'enfant qui dort sur ta poitrine..."

Tu me manques.....

Merci Agathe pour cette lettre. Fais ton blog et plonge !

19/03/2006

MON BEL AMOUR...

 

Comment vous dire ce soir l’évidence pure, la transparence de ces sentiments si intimes et éviter de sombrer dans la banalité. Comment vous dire « je t’aime » sans ressembler à toutes celles qui vous l’ont déjà susurré… Alors oui, je vous dirai plutôt « j’aime » pour avoir l’impression d’être unique à votre attention…

 

J’aime vos mains rudes qui s’agrippent à mon visage, à mes hanches

J’aime l’épaisseur de votre encre qui m’écrit sans relâche...des mots si tendres

J’aime la sauvagerie de votre odeur qui fleure l’indépendance

J’aime la tonalité de votre voix lorsqu’elle me vouvoie

J’aime la cruauté de vos lèvres qui se refusent à moi

J’aime votre regard noir qui se perd dans le velours de ma tendresse

J’aime vos pensées si légères qu’un mot ne peut suffire à les satisfaire

J’aime vos envies débordantes d’envie de moi

J’aime votre corps, laissé en abandon au soin de mes mains

J’aime vos propositions qui méritent bien plus qu’un lendemain

 

Ce soir voyez-vous, des larmes de bonheur viennent signer cette lettre que j’ai tant de hâte à vous partager...

Je ne vous aime pas...j’aime...et c’est plus fort que moi...

 

DOU

 

J'OUVRE MON BLOG...

Non non, ce n’est pas une journée porte ouverte !!!

Et ce n'est pas le début des soldes qui vise à vendre des invendus :)))

 

C’est juste une réflexion du week-end qui m’a transpercée à la lecture d’un post chez Artatum Pourquoi bloguons-nous ??

 

Pour ma part j’ai envie de partager VRAIMENT ce blog qui me donne tant de bonheurs et de satisfactions.

J’ai un peu peur aussi, je l’avoue, de ne pas pouvoir tenir « seule » la distance. Et puis peur de devenir lassante avec mon style si particulier, peur de me rééditer sans cesse et de vous perdre, de me perdre aussi...  

 

Et puis le but originel de mes lettres était de les partager, de les offrir pour que chacun y puise les mots qui leur correspondent et les offrent à ceux qu’ils aiment...

Mais vu qu’il y a sur cette toile des gens si sensibles et qui écrivent tellement bien, je trouverais dommage de ne publier que mes petites lettres bien personnelles.

 

Alors, voila, je vous propose de m’envoyer par mail vos lettres d’amour et je les déposerai sur mon blog en vous référençant.

Bien sur, des règles, il en faudra, pour que je ne dénature pas non plus ce blog qui a une « couleur » que je ne veux pas lui enlever.

 

Des lettres d’amour donc mais des lettres de vous, personnelles, qui viennent des tripes et du cœur.

Des lettres oui, et non pas des poèmes qui peuvent trouver leur place dans d’autres blogs.  Le but n’est pas de faire des rimes, bien que dans certaines lettres on y arrive aisément, mais j’aime cette présentation fluide et la continuité des phrases qui ne cherchent pas les mots, mais transcrivent plutôt les émotions vraies. (photos bienvenues !)

Tout cela évoluera sans doute, si l’initiative vous plait. Pour ma part, je continue d’écrire, ho oui, je continue...

 

Bien à vous, mes liens et autres à venir…

Au plaisir de vous lire et vous partager...

 

DOU

11:37 Écrit par DOU dans du blabla | Lien permanent | Commentaires (16) |  Facebook |

16/03/2006

VOULOIR ETRE...

Etrange sentiment que de vouloir être, c’est une sensation que j’avais éludée de mes possibilités.

 

Et pourtant je sens encore cette envie qui frôle les parois de mon corps, qui me réveille la nuit, en sueur et qui me fait comprendre que je suis bel et bien cette femme qui fut, en d’autre temps, des vibrations.

 

Tout un mécanisme se remet en marche, se mobilise pour tendre vers des actions chaudes et lancinantes. Je me love dans les phrases, je m’abreuve de compliments, je dévore les impulsions. Je veux croire qu’il nous suffit d’être pour devenir.

 

Mais il faut laisser le temps au temps...la lenteur est la règle mais dans cet Etna, ce Stromboli en éruption de mots, tout me dit qu'il faut calmer ce feu du coeur qui me brûle, me dévaste et me consume. 

 

Mais comment dissocier corps et âme qui sont intriqués et en relation...finalement tout est relation et interdépendance ici bas, c'est sans doute l'une de mes croyances les plus ancrées avec celle de l'impermanence.

 

Je voudrais pouvoir éviter le grand frisson des histoires qui se terminent dans un sac poubelle en différents endroits du territoire. On peut aimer, ressentir, vibrer et ne pas vouloir laisser un peu de soi(e) au fond d'un lit et à fortiori dans une décharge, sauvage s’il en est.

 

Je ne peux exprimer que par écrit les sensations folles qui font battre ce sang emplis de particules d’oxygène et de liberté.

 

 Quels sont les mots qui m’ont fait reprendre surface ?  Sans doute les devenirs et les promesses, les restos lancés sur un coin du portable et les week-ends promis aux ballades et aux tendresses indécentes sur un bout d’épaule, au bout d’une main sensible.

 

 Dormir dans les même draps, en s’effleurant, en n’osant toucher l’autre que dans les rêves et s’éveiller dans ses bras. Porter alors à sa bouche la mienne et faire de nos envies un cataplasme en inspirant de lui tout ce dont je suis capable de prendre.

 

Je pense à toi

 

DOU

14/03/2006

COUP DE GUEULE....

 

Le monde est fou et je suis folle….

Le monde se crève et se dévide, se vide et se sature.

L’eau coule à flot dans nos mains et d’autres… sous nos cieux… se déshydratent.

 

On mange à se crever le ventre...

Et d’autres s’assèchent de trop d’absence.

On change et on échange... « e-bay » la terre des tris.

Et ceux-la qui troquent un grain de riz…

Espérant la pitance

D’un chien de banlieues

Qui se nourrit bien mieux aux poubelles des riches

Que tous ces enfants qui fument et sniffent

Des colles pour oublier leurs parents malheureux.

 

Et puis moi, folle, je vous aime sans mesure, sans concessions.

Je vous aime à crever à l'inverse de ces gens qui crèvent de n’avoir personne sur qui compter.

Ho oui, je vous aime car vous êtes ce soir...depuis tant de soirs...l’espoir de ma vie que je voudrais consacrer à tous ces gens miséreux qui manquent, comme j’ai manqué, de tant de nécessité.

Je vous aime pour la force que vous me donnez, pour la foi que vous mettez en moi, pour ces libertés que vous m’accordez à me donner aux autres.

Je vous aime de m’aimer et vous rends, par quelques mots bien désuets cet amour qui me fait avancer...

Merci d’être, tout simplement, celui auquel je pense...

 

DOU

 

13/03/2006

PENSEES INTERIEURES...

Ce soir, j’ai envie de t’écrire mieux que ce que je n'ai fait dans mes derniers messages où somme toute je ne parlais que du quotidien, de la routine. Bien sur, je donne mes impressions de la journée mais cela ne me suffit pas.

J’ai copié tous nos messages dans un nouveau fichier. Nous en sommes à 25 pages de correspondance en quatre jours à peine ! Tout est ici, sous mes yeux, sous mon regard qui cherche au travers des lignes, les lignes d’un corps. Cela me plait d’avoir déjà des souvenirs...

 

Subitement j'ai peur des mots, vont-ils me lâcher, me trahir, me faire sombrer dans la banalité ? Mais j'écris...Je ne peux m'en passer, c'est viscéral, encré en moi comme une demande de vie, de réalisation, de survie....mon corps, impossible à gérer ces derniers mois, se remet à vivre, à battre, à transpirer, espérer. Mon âme se réveille, je redécouvre la consistance d'une relation possible.

 

Mon âme...on y accède par gestes, par mots avoués, par souffles d'envie...avec lenteur et puissance, retenue et provocation...

Certains jours je ne suis que corps sans âme, vouée au désir de l'abandon, de la tentation. Bondir vers des appétits charnels qui font de la folie mon oxigène. Mon corps est en enfer...

Cetains jours, je ne suis qu'une âme...Mais il faut que le désir reste présent...Mon âme est au purgatoire !

 

Je t’inclus déjà dans le cercle fermé de mes relations. Mais tu ne fais partie de personne et c’est cela qui me plait. Te lire c’est un peu me noyer d’un regard dans un cercle concentrique qui me ramène sans cesse à toi. Tout me tente dans notre possible découverte, ne rien savoir de toi sauf ce lien ténu de nos messages. Je me sens comme les yeux bandés, aveugle de toi, attendant la prochaine bouchée pour découvrir une nouvelle facette de ta saveur, le goût de tes plaisirs, tout en craignant, à la fois, une fin prématurée comme un rêve jamais achevé.

Il me plait de te tenter, de t’emmener dans mon imaginaire afin de donner une substance à notre relation et qui sait...peut être incarner nos corps dans la magie d’un abandon.


Savoir que tu me découvres et savoir aussi que tout ce que je donne est livré à ton entière appréciation me donne l’impression de me stripteaser dans l’ombre de nos désirs.

J’ai besoin, plus qu’au travers de nos messages, d’imaginer le son de ta voix, la vibration de ton timbre, attendre un appel téléphonique qui t’éclairera sous un nouveau jour et puis se rencontrer se voir se toucher... Plaisir tactile porté par l’attente du moment, le frisson de la peur de décevoir, de ne pas plaire. Et pourtant déjà rêver la rencontre, l’endroit, les couleurs, la saveur. Etre ce que je suis sans compromis pour tenter tes sens et susciter ton envie.

Oui, je sais, ce soir je délire peut-être, j’envie, j’emporte dans mes mots des tentations enivrantes.

 

J’ai besoin de te rencontrer...J’en crève...J’en vis...

12/03/2006

Je souffle...

 

Je souffle... approche mes doigts sur le clavier... j'écris... parfois grand air ou brume profonde, je souffle encore, trop heureuse de distiller des nouvelles humides et fraîches comme l'herbe folle.

 

Les vaches sont parties des champs depuis quelques mois mais les poules du voisin continuent leur litanie, les chats se battent, les oies papotent. Les araignées tissent les toiles et les arbres bourgeonnent...l’odeur de la terre n’a pas fini de raconter des histoires...

 

Je vis...dans cette campagne que je ne pourrais plus quitter. J'aime les matins frais, parfois gelés...qui pénètrent les draps doucement et qui lèvent le coq du voisin pour nous rappeler qu’il est bientôt 6h du matin !!

 

J’aime les fenêtres ouvertes qui font pénétrer les chants du vent, j’aime la couleur du soleil, le soir, qui tapisse mes murs d’une ambiance feutrée…. J’ai tellement de musiques aussi qui vibrent mes souvenirs…Et puis, le poêle à bois s'en vient réchauffer les draps...depuis de nombreux jours... Noël est déjà si loin il me semble….

 

Et puis quand même, j ai reçu des fleurs de camomille, des pivoines et une marguerite qui me font dire qu’on est déjà presque aux portes du printemps...

 

Je ne pense plus à vous....

Sauf peut-être maintenant.

Je vous écris un billet doux

Qui voguera doucement...

Sur votre âme, dans votre chair.

Vous souvenez-vous de moi ?

De la chaleur de nos ébats ?

Non bien sur...je ne fus que chimère...

 

Je ne veux pas les tenter, je n’en veux rien savoir, je ne veux rien savoir de demain, ce soir, je pense un peu à vous et c’est bien assez...

 

DOU

09/03/2006

 faire mieux....

 

3 H -Etrange sentiment que celui d’avoir volé un moment sur le temps. Quelle sublime émotion que de voir sur moi ton regard envieux. Plaisir aussi de me trouver, au détour d’un vin fruité, face à un homme qui se raconte, qui raconte parfois les mots que j’ai au bord des lèvres. Lèvres que j’aurais voulu balader sur ton corps, subtilement, loin dans les sensations. Mention : bien mais fera mieux !

 

Je ne m’attendais pas à cette envie de ta part et prise de court, j’ai freiné, ralenti, espacé les contacts mais je me suis laissé pourtant porter par ce goût prodigieux qui me pousse au plaisir. J’ai le sentiment cependant qu’il faut parfois travailler la lenteur pour plus de profondeur. Décupler le désir et provoquer l’attente, à moins que ce ne soit l’inverse…

 

Je suis en manque de rapprochement physique, mon corps réclame des attentions, que mon mari n’est plus en mesure de me donner. Je suis en manque de dialogue, d’échange, pouvoir me livrer sans retenue et ne pas être jugée, ni comprise, seulement écoutée. Parler, pleurer, tracer sur ton corps des mots inaudibles du bout des seins, des yeux, du souffle…J’ai tellement de mal à me libérer de la douleur et j’accède pourtant si rapidement à l’extase que cela provoque en moi une dualité bien difficile à gérer.

 

Ecrire en cet instant c’est donner aux moments que nous avons eu la chance de vivre une fluorescence qui souligne tellement bien les sensations que j’ai vécues. Laisse-moi je t’en prie la possibilité de t’écrire encore et encore pour que je puisse renaître et exploser. Plus que les mots qui sont dit, prends en compte, les phrases qui sur le papier sont le fruit de tes gestes. Ta main sur ma bouche pour m’empêcher de crier…et l’autre entre mes jambes qui ne me donne pas d’autre alternative que de retentir, de vibrer, ont eu raison de ma force. Nous aurions pu…mais cela aurait été… alors que maintenant, ce sera…

 

Je ne veux pas te faire peur, je ne demande rien, j’offre ma présence. C’est un cri, un appel à plus de plaisir encore… Une ode aussi à la masculinité tant décriée par les femmes ces dernier temps. . L’homme regarde et la femme entend…Et bien regarde, touche, tourne-moi, demande et j’accomplirai. J’écouterai les frôlements de nos deux corps, les cris qui nous exhortent à plus de plaisir encore, les phrases, les mots qui naîtront de nos bouches unies. Fais-moi jouir…et cette jouissance engendrera des torrents de phrases.

 

Recommencer une fois encore, investir un porche, se jouer du temps, des passants, t’offrir un hôtel et te montrer, t’apprendre les gestes qui feront de moi ce que je ne suis plus…une femme…au sens abouti du terme.

 

Prends-moi…….

 

DOU

 

Emotion au détour d' un homme qui raconte subtilement cette envie

Les contacts qui poussent la profondeur

Décupler le rapprochement physique

Attention, échange sans retenue des mots tellement rapide à gérer

Donner une fluoresence pour renaitre les mots

Ta main, mes jambes, me donnent ma force

Maintenant, je ne demande rien...

Derniers temps de nos deux corps unis...

Fais-moi jouer...

T'apprendre ce que je suis.....une femme...

06/03/2006

 Demain....

Voici une lettre que j ai ecrite fin juin 2004 a un ami lorsque, apres la separation d avec mon mari, aout 2003, je demenageais pour la troisieme fois en 10 mois avec les enfants…vers la maison que je venais d acheter mais a renover…

Post specialement pour toi, AngelFire…sur base de ton texte : 

Les jours heureux :

 Je sais, personne n’a besoin de m’expliquer
Qu’une page ancienne est entrain de tourner.

 

 

 

Salut Mitch,

 

Solide coup de blues ce matin. Ma belle-sœur n’est pas là, ni mon frère. J’avais tellement envie de partager mes larmes avec quelqu’un de proche ce matin. Je n’arrête pas de pleurer, c’est infernal.

 

A 8h 20, les enfants et moi-même avons pris pour la dernière fois ensemble le « chemin des lapins » qui mène à l’école de Rebecq. J’ai roulé lentement, pour profiter du paysage, pour m’en imprégner et le garder en moi longtemps encore. Nous avons vu un faisan traverser la route et piquer du nez dans le champ d’orge qui pousse lentement. Il a soulevé un troupeau de corneilles qui grappillaient à loisir des graines non écloses. Nous sommes passé à côté du vieux gibet mais n’avons toujours pas vu de pendu. Pourtant, il y a de la mandragore qui pousse en dessous de la corde ! Pas de lapin non plus, mais le clocher de l’église qui pointe, toujours fier, au travers de la brume. Les chats de la ferme et le vieux cheval donnaient l’impression de nous attendre pour nous dire au revoir. Et puis nous sommes passé sur les rails du « petit train du bonheur » une dernière fois et les enfants, en chœur, ont inondé la voiture du tchoutchouuuu quotidien.

 

C’était une étape à franchir mais je ne pensais pas que cela me ferait tant de mal. En 10 mois, tu as le temps de t’habituer à ces petites choses somme toute insignifiantes mais qui font que ta journée commence bien.

 

Et puis, il y a les professeurs qui ont soutenu les enfants dans cette épreuve et qui sont adorables. Qui m’ont soutenue aussi lorsqu’ils sentaient que les larmes des enfants, au début, me faisaient tant souffrir. Vous êtes courageuse, on vous admire, vos enfants sont tellement bien élevés et tellement gentils. Comme je me suis battue intérieurement, Mitch, pour ne jamais leur montrer mon désarroi, mes peurs, quelle lutte, mais quelle récompense aussi de les voir épanouis dans cette campagne que j’ai énormément de peine à quitter.

 

C’est la troisième fois, en 10 mois que je quitte des lieux qui m’ont touché. Vilvoorde en août, la maison de mon frère en décembre et maintenant, juin, la petite maison en haut de la colline. Je sais, j’ai à chaque fois décidé de partir, mais à chaque fois, c’est la même douleur qui sert les entrailles et me rempli de peur quand à l’avenir. A chaque fois, il faut faire le deuil d’un endroit de vie, les valises et c’est pas évident. Car dans chacun de ces endroits, j’y ai des souvenirs, des moments de bonheur qu’il me plait de garder.

 

Et maintenant, il y aura quatre mois chez Gaetane, mon amie de Villers la Ville, et je suis certaine que cela va me plaire mais il faudra à nouveau quitter ce lieu, une fois encore, une déchirure. Pour un mieux, je sais, je sais tout cela, il ne faut pas me le répéter, je ne suis pas idiote. Mais cela ne change rien à la douleur. Je ne suis pas du style à laisser tomber les bras, mais je suis sensible et fragile et lorsque je me sens bien quelque part, j’ai pas envie de partir.

 

Je pourrais prendre tout cela comme un voyage, mais de celui-ci, je ne reviendrai pas à la case départ et j’ai l’impression, à chaque fois de perdre tous mes repères. Sans doute que dans 6 mois je rigolerai de cette lettre, mais je ne pense pas. C’est important aussi de garder tous ces sentiments qui font que je vibre, que je suis moi, sans concessions. Me dire que j’ai en moi des expériences qui me grandissent, qui me font avancer, me poussent vers l’avant, vers le mieux que je suis seule à orienter. J’ai l’impression d’aller vers le sud, tout en étant obligée de passer par le nord. La route est longue et sinueuse mais elle est tracée par tout plein de petits enchantements et d’émerveillements qui me ravissent. Par des peines aussi, que je surmonte tant bien que mal.

 

Je suis loin, Mitch, de cette soirée de lundi où j’avais, comme je l’ai dit, envie de me perdre, d’occulter l’avenir, les épreuves à venir. J’y ai puisé un peu de folie, par lâcheté sans doute, par peur. J’avais envie d’être avec toi une fois encore et te livrer un texte qui finalement, n’est pas vraiment abouti, mais que j’aurai sans doute plaisir à terminer un jour.

 

Je te laisse ici car je dois continuer les caisses, faire les valises des enfants, rassembler les jeux pour les quatre mois à venir, téléphoner au garde-meuble, à la banque (je n’ai toujours pas mon emprunt !!), déconnecter mon ordinateur sinon je continuerais à t’écrire encore et encore mais je n’en ai plus le temps.

 

Je t’embrasse...tendrement...fort.

Cela me fais du bien de t’écrire, de savoir que je serai entendue, lue, et peut-être comprise...

 

Bisous

 

DOU

03/03/2006

La force de vivre...

 

 « C’est un de mes plaisirs physiques que je ne me refuse jamais lorsque je suis à la campagne et que je squatte la maison de mon frère en été. Je passe dans les champs de blés (orges ou avoines c’est encore plus doux !) au risque de me faire manger par le dogue allemand du fermier, et j’étends mes bras pour que la paume des mains touche à peine le dessus des épis. Cela chatouille. Aux oreilles, c’est bruissant, puissant et le goût des grains reste longtemps en bouche ».

 

Je ne pensais pas en écrivant ce texte qu’un jour je me retrouverais au milieu de ces champs, à vivre…pour longtemps.

 

Ce soir, ceux-ci sont dénudés de tout épis mais blanchis de neige et la luminosité qui pénètre la maison me fait comprendre que j’ai pris le bon chemin.

 

Tu ne peux imaginer le plaisir que nous avons, les enfants et moi à découvrir les ciels. Tantôt bleus-gris, rouges-oranges, rosés ou plombés mais toujours vivants. Ouvrir les rideaux devient le privilège du premier levé.

 

Ouvrir la porte le matin devient le défi du premier habillé. C’est la brise ou la tempête, le calme ou la fraîcheur mais toujours une sensation enivrante d’être en vie et de redécouvrir les senteurs d’une exposition plein sud en haut de la colline.

 

J’ai repris de ma vie à Vilvoorde les trois chats, et le plus vieux d’entre eux se prélasse sur le dossier du fauteuil en cuir beige. Ses pattes pendent de chaque côté de celui-ci dans une totale décontraction.

 

C’est un peu la sensation que je vis lorsque je me couche dans mon lit le soir et que j’entends au travers des interstices du gyproc le vent entamer son chant plaintif et lancinant qui me prend tel un somnifère.

 

De ma vie à Vilvoorde, je n’ai repris que les chats et le besoin d’écrire. Les amours vécues sont des souvenirs, des sensations oubliées, des moments inachevés car inaboutis.

 

Certains regrets parfois m’anéantissent et dispersent mon énergie mais je repense à la douleur vécue et je n’ai d’autre plaisir alors que de mesurer la force dont j’ai été capable pour quitter cette peine.

 

Quelle puissance de survie nous faut-il donc pour ainsi tout abandonner et recommencer ailleurs, seul, mais mieux. L’instinct de survie animal, la vigueur de la vie...la certitude que tout, tout reste à vivre…

 

Je t’attends…

 

DOU

02/03/2006

Je veux vivre...

 

Je ne suis pas tel un Haïku aux phrases courtes et calculées. Tout déborde dans mon empire de la passion et des sens sous-titré. J’aime mes petites musiques intérieures que je compose le soir sur le papier. Elles arrivent à exprimer fort et haut ce qui se tait trop souvent : l’intime et le profond. J’aime les messages que je te partage et les guillemets envoûtants qui témoignent d’une plume folle sous laquelle sommeille une énergie du cœur en excès, un maître du cœur qui bat la chamade.

 

Je me livre à toi, ivre d’être lue, entendue...

 

Mais toi, toi...tu parcimonises, tu joues les apothicaires, pharmacien au compte-gouttes, à la poudre millimétrée qui se dissout dans trop de vide.

Valériane ou arsenic, digitaline, celles-la, tu les répands volontiers sur mon cœur.

Mais les autres, toutes les autres poudres qui sont d’or, d’étoiles ou de lunes, les talcs de douceur, les poussières de tendresse dont je te cendre le corps, qu’en fais-tu ???

Ton souffle les dilapide dans nos draps glacés, tu les brosses, les gommes, les laves au sel de mes larmes...

Tu es seul, te replie, la tête est basse et lourde de tes passés qui n’en finissent plus de nous désagréger.

Alors va t’en, pars et emmènes avec toi tes bouteilles de désespoirs dans lesquelles tu t’enfonces.

Ho oui, pars, car vois-tu, si toi tu ne veux rien...moi...Je veux VIVRE...

 

DOU