17/04/2006

TU ES...

Tu es ces manques, le soir, qui donnent envie de disparaître

Tu es ces heures de désespoir qui poussent à boire

Tu es ces musiques infinies qui baladent sur le corps des mains invisibles…

Tu es les bruits d’un cœur qui bat sans air

Tu es mon corps qui se divise

 

Mais ce soir, tu es la main qui se lève

Tu es le regard noir et hagard

Tu es l’épée, l’étrangleur, le glaive

Tu es toute la puissance des coups qui blessent l’âme

 

Ho non, je n’ai pas mal, tu peux me casser les os, les mains, le nez

Tu peux contre moi… donner toute la puissance d’une fureur

Tu peux me réduire en cendre

Vas-y … frappe, défoule-toi, étrangle

Tu peux croire que tu me fais peur

Tu peux même avoir envie de me tuer

 

Mais ne touche pas au fruit de notre amour

N’ose même pas lever un regard sur les enfants

Je suis la chienne qui t’attend au détour

Je suis leur force, je suis celle qui les défend

 

N’imagine pas avoir le droit de les prendre en otage

Ne rêve pas à mon abandon, à mon lâcher prise, ne pense pas qu’un jour je pourrais baisser les bras. Jamais, entends-tu, jamais… je n’abandonnerai les enfants à la violence d’un homme qui dilapide sa tendresse au profit de l’alcool…

 

Viens, frappe, défoule-toi, étrangle et bats-moi

Eclate mon foie et brise mes reins

Mais demain…il ne suffit que d’une fois… demain

Je t’abandonne et nous ne serons plus là

 

Demain je prends sous mon bras les enfants

Demain je porte plainte même si je sais que cela ne sert à rien

Demain je pars sans connaître le chemin

Mais en étant certaine que le bonheur est devant…

 

Tu as eu tord de croire que je n’étais pas capable…

 

DOU

Commentaires

Que dire,... A la lecture de ce texte, je ne sais que dire,...
Emouvant, triste et dur à la fois,...
Sentiment de vécu,...
Sentiment de rage,...
Pascal

Écrit par : Pascal | 17/04/2006

Bonjour Dou, Que dire devant un tel texte, on ne peut que rester muet devant tant de violence. C'est un texte qui me rappelle quelqu'un que j'ai voulu aider mais qui n'a pas voulu de mon aide car malgré les coups elle aimait son hommme. Quel malheur!
Bonne journée
Bisous
Cricri

Écrit par : Cricri | 17/04/2006

violence au quotidien violence réelle que certains veulent ignorer, voire, nier

Écrit par : Gibritte | 17/04/2006

bonnes fetes de paques bonjour ma merveilleuse dou

je n'ai pas le temps mais je voulais tout de meme te souhaiter de bonnes fetes de paques !! je suis débordée car je fais des travaux dans ma nouvelle maison et ca m epuise c'est affreux ! il faut que je me depeche car je dois pouvoir y habiter le 30 juin ! car je dois quitte mon logement actuel le 30 juin !!
je renviendrai demain
mille bisous
tendrement, fanidole

Écrit par : fanidole | 17/04/2006

triste... De tout coeur avec toi...Ne perds pas courage,une vie,cela peut se reconstruire... Amitiés

Écrit par : ras le bol | 17/04/2006

un texte... .... qui donne froid dans le dos...
Mais malheureusement des faits "divers" qui arrivent tellement souvent...

J'espère que ce n'est pas une histoire vécue, Dou ??

A bientôt, Dou, je pense très fort à toi...

Écrit par : syrius | 17/04/2006

Violence Si telle est la décision de partir, sans se retourner, quitte à ne pas savoir ou aller, c'est une bonne et sage décision.
Paradoxal que de se battre contre la violence, il faut du courage, de la volonté et penser que le mal que l'on a en se séparant est moins vif que la douleur des mains qui tapent.
Très bonne journée et douces pensées.

Écrit par : Muse | 17/04/2006

Quand cela arrive, il ne faut pas hésiter... Il faut casser ce cercle infernal de la violence conjugual. Du statut de victime, il faut devenir actrice de ton sort sans se soucier de l'autre. Amitié

Écrit par : jicé | 17/04/2006

Il n'y a que toi... Pour décrire ceci avec des mots justes et poignants...merveilleuse lettre que voici.

Je t'embrasse et te souhaites une merveilleuse semaine ma Dou!

Écrit par : Nat | 17/04/2006

Paroles très dures pas de l'amour, pas érotique.. Paroles trop dures.

Écrit par : | 17/04/2006

Ben oui vous tous.... C’est clair que c’est dur et violent mais l’amour des enfants nous fait déplacer des montagnes et puis la fierté pour ma part ne se négocie pas. Il n’a suffit que d’une fois et j’ai pris les enfants et une valise. Le reste plus tard… Paroles de flics : partez, madame, nous ne pouvons pas l’empêcher de rester chez lui !!! Ben voyons…Alors c’est à moi à partir ?? Oui, si vous ne voulez pas que cela recommence…OK mais si je pars, je ne reviendrai pas…Je ne suis plus jamais revenue, quatre déménagements en un an et demi et puis l’achat d’une maison de souris à rénover entièrement…car seule, au chomage (je travaillais pour lui) avec deux enfants on ne trouve rien à louer !! On se bat pourtant, jusqu’au bout et aujourd’hui, lorsque je le regarde dans les yeux, c’est lui qui baisse le regard…J’ai gagné ma liberté, d’autres amis qui remplacent ceux que j’ai perdus. J’ai changé d’endroit de vie et franchement, passer de la ville à la campagne, c’est magnifique !!! Et puis, personne plus jamais ne nous jettera dehors !
La vie est belle, maintenant :)))
Bisous à tous et merci pour vos mots doux !!

Écrit par : DOU | 17/04/2006

Bonjour DOU Waw !!!!!
Un petit bonjour et je m'éloigne en catimini.
Me permets-tu de t'adresser un tit pichoubisou.

Écrit par : DUKE | 17/04/2006

enfin une femme qui ose ! il y en a tant qui restent...et se meurent...
bravo ma DOU pour ce courage de reprendre ta vie en main et d'en avoir fait ce qu'elle est aujourd'hui.
bisou

Écrit par : joy | 18/04/2006

Que je suis touchée par ce très beau texte ...

Quelle émotion en te lisant, quelle force dans ces mots ! ceux là peuvent peut être aider une de nous qui vit une situation similaire.

J'aime vraiment venir vagabonder du côté de chez toi. De l'émotion à l'état pur à chaque fois.

Amicalement

mary



Écrit par : Mary | 18/04/2006

Bonsoir Dou, Je te remercie pour ta visite et pour ton com très gentil.
Comme tu me le disais, tu as eu de la chance dans ton nid, alors profite-en bien, tu vois que ce n'est pas pareil partout. Il fallait que ça sorte, même si ce n'est pas mon style d'écriture habituel
Je te souhaite une bonne soirée
Gros bisous
Cricri

Écrit par : Cricri | 18/04/2006

Pas d'inquietude,... En réponse a ton passage sur mon blog,...

Ne t'inquiète pas,...
Ce n'est pas ce que tu crois,...
Je t'expliquerais, ...

Pascal

Écrit par : Pascal | 19/04/2006

... Je regrette que la violence conjugale puisse encore exister par delà nos contrées ... Et pourtant dans tes mots, je sens un courage énorme ... celle d'une femme qui se bat pour ses enfants et ça on ne peut te l'enlever ... Juste te souhaiter de meilleurs jours ...
Merci de ta visite et de tes mots douceurs ...
Bisous doux et bonne semaine !

Écrit par : POussière D'Ange ... | 19/04/2006

je t'envoie un email privé car ce que tu nous contes la est si emouvant ! mon dieu quelle puissance dans ce texte ! je suis profondément touchée !
toi aussi tu as su deplacer les montagnes pour tes enfants ! voila pourquoi tu sais si bien me comprendre ! j'espere que tout va bien dans ta vie a present

toi si merveilleuse, si pure, si genereuse je serais toujours la pour toi si tu as besoin

je t'embrasse tres fort toi et tes enfants
tendrement, fanidole

Écrit par : fanidole | 19/04/2006

Bonjour dou Que tu romantisme et de l'amour sur ce blog..dommage que je n'ai pas beaucoup le temps car j'ai ma réponse mais je repasserai je venais juste te faire une petite visite d'amitié..à bientôt et bisous

Écrit par : martrine | 19/04/2006

ma dou j ai relu ton texte 3 fois et j en resenti une engoisse terible... mais comme tu le dit le bonheur est devant... bisous

Écrit par : stephanie | 19/04/2006

bonjour Dou Ce texte éveille en moi des souvenirs douloureux.
bizzz

Écrit par : clopinette | 19/04/2006

Bonjour Dou, D'où qu'elle vienne, l'énergie de ton texte me semble universelle. Il n'y a pas je crois d'homme, de femme, de saint ou de connard incurable qui puisse fermer les yeux sur ces mots-là, sur cette force-là, sans broncher. Tu sembles vivre très fort...

Écrit par : artatum | 19/04/2006

Bonjour Serai-je devenu personna non grata.

Écrit par : DUKE | 20/04/2006

Pour toi.. et toutes celles qui subissent... Une pluie acide tombait sur sa vie amère, se mélangeant aux larmes qui mouillaient son visage.
Son moral plus bas que terre la faisait souffrir presque autant que les plaies dans sa chair.
Ses lunettes noires détonnaient sous son ciel ravagé et sombre et cachaient à peine les yeux tuméfiés.
Pas plus que ces manches longues ne parvenaient à dissimuler les meurtrissures sur ces bras
Un être vil et abject qui prétend être un homme soufflait ces nuages noirs et épais.
Un animal a figure humaine voulait la mater, la posséder, la tenir en cage, la garder en sa rage.
Cet espèce d’insecte rampant jubilait de la voir vivre ou survivre la peur au ventre
Gonflant comme une baudruche quant il se vantait de la briser comme une brindille
Et se dégonflant derechef comme un poltron dés qu’il rencontrait quelqu’un de plus fort.
Tu pensais être si important, si puissant de posséder cette petite femme dans le creux de ta main.
Sale type transparent et insipide qui bandait quand elle criait pitié sous tes coups
Toi qui n’es que l’hombre d’un humain, un semblant d’homme, je te hais, je te vomis.
Tu es de la race qui rend malade, qui rend malheureux, qui rend fou, qui rend mort
Tu ne mérites pas qu’on coupe un sapin pour faire les planches de ton cercueil
Tu ne mérites pas la terre qui recouvrira ta misérable dépouille et que tu souilleras du jus de ton cadavre.
C’est toi la vermine et c’est moi qui a honte. Honte qu’on te nomme un homme comme moi
Honte de dire que je vis sur le même monde que toi, que je respire le même oxygène
Pensais tu donc que cette femme, si fragile, que tu es sensé protéger courberait l’échine toute sa vie
Croyais tu donc qu’elle te laisserait assouvir ta bassesse sur ses petits, sur le sang de son sang,
la chair de sa chair, le fruit de son amour qui a mûri dans son ventre, grandi dans son cœur
De sa frêle stature elle s’est dressée devant toi, t’a tenu tête, a encaissé tes coups à leur place
Sans plus aucune crainte, sans plus aucune plainte elle t’a repoussé dans ton trou comme un rat que tu es
Et là tu as vu ce qu’est la détermination, l’abnégation, ce que veut dire le mot courage.
Là tu as compris que tu as perdu, que tu perdras toujours, que tu n’auras jamais droit à l’amour
A l’amour d’une femme, de ta femme et de celui plus cher que tout, à l’amour de tes enfants.

Écrit par : syrius | 22/04/2006

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