29/05/2006

Salut petit homme....

Photo prise par mon fils !

 

Salut petit homme…

 

Tu vois, c’est drôle la vie, à savoir qu’on la donne sans en connaître les issues…

Toi qui fait partie de moi et qui tous les matins me salue…

J’aimerais pouvoir accompagner mes mots de musiques tendres et, de ces notes, pouvoir te faire comprendre….que j’aimerais encore te bercer…

Salut petit homme…qui doucement s’échappe et s’éloigne de mes bras. Qui trouve à la vie le plaisir des amis, la force des rires et de la joie à se savoir aimé, à se savoir compris…

Salut mon fils, toi qui vit pleinement, profondément et devine dans mes yeux des tristesses infinies…

Qui comprend tant mes jours à pleurer sur la perte de l’amour. Toi qui m’entoure parfois de tes bras pour me dire sans le dire que tu m’aimes et m’aimeras.

A toi, auquel j’ai donné durant 12 longues années, des recommandations, une éducation, des baisés…

Tu as compris l’importance de la parole, et le respect des autres, la connivence et l’intérêt de l’honnêteté…

A toi mon fils, auquel je pense n’avoir plus rien à apprendre car maintenant, ton chemin se fera en fonction de toi. Ton intelligence te permettra souvent de guider tes pas et l’expérience te nourrira.

Tu connais je crois, les bases de la vie et les aboutissements des combats que l’on mène pour sois, que l’on mène pour les autres. A toi mon fils maintenant, d’exploiter tout cela.

Ho non bien sur, ne pense pas qu’ici, je jette l’éponge et me repose car toujours je serai là pour soutenir tes projets, mais je pense qu’il est temps d’ouvrir la porte et te laisser allez vers ta vie, qui t’appartient.

Alors va, vole et réalise tes rêves, profite des enseignements et fonce vers ce monde…qui n’attend que toi…

Je t’aime et serai toujours…là.

 

DOU

 

23/05/2006

Autopsie de mon corps…

Non, je ne meurs pas, je suis morte. Je suis passée de l’autre côté. Je suis au-dessus de mon corps qui lentement se refroidi sur la table de cette salle aseptisée. Mon corps passe de mains en mains qui me dissèquent, qui m’analysent et tentent de reconstruire mon histoire. Là, une tache de beauté (la plus belle, en dessous du seins !), là une cicatrice de varicelle. Ho oui, ma varicelle à 14 ans, quel bonheur d’avoir à nouveau 14 ans !!

 

Un tatouage sur le bras droit... « Y love You » François…  Même si je n’ai jamais fait l’amour avec toi, I love You...Pas vraiment persuadée que je t’aimais finalement, tu n’étais qu’un passage…Mais un bout de vie quand même…

 

Analyse des yeux bleus : figés, ils regardent et pensent que vous ne comprendrez jamais les images qui y sont passées… heee laaa, touchez pas à mes yeux, dans quelques instants, ils seront blancs alors laisser leurs encore le ciel à contempler et occupez-vous d’autre choses.  

Analyse des hanches… Quoi, mes hanches, elles sont pas bien ?? Ho, pas à la même hauteur ??  Allez... tirez sur une jambe, poussez sur l’autre, interrogez-vous et retournez-moi pour constater une scoliose… Doucement bordel, je vois plus rien, la gueule écrasée sur la table pas vraiment bien nettoyée. Bon, oui, scoliose prononcée mais visiblement, elle n’a pas souffert… MOI, pas souffert ??? T’as pas encore disséqué mon cœur, petit con…

 

Dos, fesses, cuisses et mollets, rien à signaler, pas de varices, pilosité normale, aucune allergie, banale quoi...

Et vas-y qu’il en remette une couche de banalité, comme si tous les efforts pour me tenir en forme n’avaient servi à rien qu’à me banaliser…

 

Analyse extérieure du corps n° 2658975 : sans commentaires…

 

Analyse interne : 1° poumons : Voila qu’il s’attaque à mes poumons....Ils sont pas roses ? Et ta vie, elle est rose sans doute à passer ses heures dans la morgue à trancher dans la chair des gens pour y découvrir leur passé. Oui, mes poumons sont goudronnés comme d’autres javellisent leurs sentiments, sauf qu’avec les poumons on pense pas, on aime pas, on respire.... mais tu sais quoi, avec mon cœur, je respirais aussi !! Haaa, ça tu sais pas faire hein, respirer avec ton cœur...Fumeuse moyenne.

 

2° estomac : Nooon, ne touche pas à mon estomac, ne vas pas voir là-bas les petits plats que je préparais amoureusement pour lui, je ne te donnerai pas les recettes... Dernier repas : scampis à la thailandaise, il y a des feuilles de menthe… Ho oui, que c’était bon !!

 

3° Matrice un peu dilatée, preuve d’une ou deux grossesses...Non mon gars, la matrice dilatée, c’est la preuve que j’ai aimé...Sinon, jamais j’aurais fait des enfants...Tu ne me comprends pas…

4° Foie : Taille et couleur normale. Ha bon, avec les chocolats noirs de noirs que j’ai trempés dans le café, je me disais qu’il aurait au moins pu conserver une toute petite trace de ces grands bonheurs de bouche…de fin de soirées…

 

5° Rate, vessie, reins, intestins 10 sur 10. Ravie d’atteindre ce score !

 

Analyse du corps 2658975 terminée…

Quoi, c’est tout ??? Et mon cœur, mon cerveau, mes souvenirs...ma vie...mes sensations, mes musiques et mes odeurs préférées...Tout cela, tu ne le retrouves pas…Allez, cherches encore un peu, je t’en prie, ne me laisses pas comme cela n’être qu’un numéro... Tout cela me collait à la peau, c’est pas possible que tu n’en trouves pas les traces… Ecoutes, écoutes je t’en prie le souffle qui tente encore de s’échapper de ma bouche et qui murmure des mots d’amours, prends ma main pour sentir encore cette vibration infinie des musiques qui m’ont bercée, penches ta tête sur mon cou pour y humer mon dernier parfum...

Corps 2658975 prêts à mettre en terre

Nooooon, non, je ne veux pas dormir sous terre, je ne sais même pas pourquoi je suis morte...J’avais encore tellement de choses à faire...Non, ne me portes pas en terre, j’irai seule, j’ai compris, la vie s’arrête ici pour moi, mais laisse-moi le temps de dire au revoir à mes amis….

Corps 2658975 en terre

Si j’avais su…

 

DOU

 

23:09 Écrit par DOU dans du blabla | Lien permanent | Commentaires (23) |  Facebook |

14/05/2006

Tout est volonté…

 

Je regarde encore et encore ce tableau de la "grande bible" qui trône en lieu sur au dessus du bureau. La bible, la grande bible, livre ancien dont je n'ai jamais tourné les pages...me donne pourtant la certitude qu'il y a des raisons de se donner à l'écriture. Tout est bon à prendre...les erreurs, les ratages, les heures sombres pourvu qu'un jour l'on puisse se dire, ici, maintenant, je pose les armes et je me repends. Laisser doucement la vie reprendre le dessus, oublier les rancoeurs, et mettre dans les mains d'autrui le bonheur dont nous sommes le fruit. 

Ce soir, je n’ai pas envie de rire, mon visage est fermé et profond, mes yeux sont mi-clos, mes lèvres sont serrées et je n’ai plus rien de désinvolte. Je regarde cette vallée plongeante qui pénètre mon antre et je me dis que j’aime cette nature qui m’entoure et me rends languissante. Dans chaque parcelle de terrain, j’y trouve des impulsions, des énergies qui me rassurent sur mon compte et me disent que je suis bien celle que ma mère a mit au monde.

 

Je suis seule, mais j’ai la terrible impression d’être habitée…J’entends ta voix, à travers tout et j’ai rassemblé autour de moi toutes les attentions que tu pourrais me prodiguer.

Je ferme les yeux. Je puise dans des petites boites...des bisous, des caresses, des nuits voluptueuses, des baisers langoureux, des pressions insensées, des regards volcaniques...toutes ces tendresses que tu m’as données en pensées.

 

Cela me fais du bien de m’échapper ainsi, en mots, de rester connectée à toi par mes phrases indécentes. Prends de tout cela ce que tu veux, ce qui te fais du bien et ne m’en veux pas des tournures inconvenantes, si j’agissais autrement, ce ne serait plus moi...Et je ne voudrais pas déjà mentir...me méprendre...

 

Ne prends pas tout cela comme pain bénit, prends tout cela comme des énergies qui émanent de moi et qui sont bénéfiques. Prends tout cela comme des moments de bonheur que l’on s’offre sans retenue mais toujours, toujours avec la certitude que ce que nous vivons est un moment privilégié.

Ne prends pas tout cela comme des moments légers, ce que l’on donne à l’autre est toujours volonté...

Rien n’est au hasard des choses...

J’ai envie de toi...Te sentir encore sur moi, fort et tendre, me pénétrer. J’ai envie que tu me parles, que tu me racontes ta vie, tes envies, tes passions...

Certains soirs, que tu te taises et n’ai rien envie d’autre que moi...

Laisser passer ensuite des jours et des nuits solitaires qui serraient la preuve d’un manque tellement insupportable…Certains soirs où l’on pourrait se dire, je suis bien seul aussi, j’ai besoin...de me retrouver, de me faire...tout simplement...

J’aime ce que tu es...

DOU

 

11/05/2006

UNE MAIN TENDUE VERS VENISE...

 

Le meilleur de SYRIUS... (http://syriusstar.skynetblogs.be)

Toujours entre nous cette main tendue.

 Voici un an, elle était le début d’une relation étonnante et imprécise. Ce soir plus que jamais, elle me lie à toi par la pression que nos doigts ont imposée. C’est sans doute le moment le plus intense de la soirée. Ta main qui revient vers moi, comme si c’était ton cœur que tu me présentais, comme si tu acceptais implicitement tout don de ma personne.

 

Et ma main qui se loge dans la tienne, qui la presse, qui se refuse à la lâcher, qui l’abandonne pourtant en laissant glisser mes doigts contre les tiens… Je sens encore ta peau, je vois encore ton ombre dans le rétroviseur de la voiture.

 

Tes lèvres sont encore sur les miennes et ton odeur est partout et tourne tel le manège enchanté des contes d’enfances. Je rentre, avec un coup de blues au cœur, avec en bouche, ta langue inquisitrice et la respiration accélérée des excitations à venir. Pourquoi n’avoir pas accepté l’hôtel que tu me proposais ? Pourquoi m’être refusé ce plaisir ?

 

Mais je me focalise sur ce week-end que nous nous sommes promis à Venise. Je transcende déjà. J’écris le scénario en me couchant dans mon lit froid. Je suis en boule et mes mains parcourent mes bras pour les réchauffer, pour me faire croire que ce sont tes mains qui me caressent. J’effleure mes seins et passe lentement sur mon ventre. Tes mains contraignent mes jambes jointes à s’écarter et abusent de ma faiblesse. Oui, je suis exposée à tous les déluges, à toute forme d'investigation. 

 

J’ai envie de parcourir ton corps comme l’on découvre des saveurs épicées ou la raucité d’une voix. Je veux de ma bouche créer des multiplicités de fantasmes et faire émaner de toi des vibrations qui n’auront d’avenir que la force que nous y donnerons.

 

Oui, je veux être à Venise avec toi pour, dans un palais, sentir ta main qui effleurerait mes jambes, qui relèverait ma jupe, qui me pousserait contre un mur, adossée à ces peintres d’un siècle passé et qui d’un regard prendraient conscience de notre ténacité à vouloir jouir.

 

Jouir, ni de toi ou moi, mais du moment, de la puissance, des perceptions, de l’occasion présente qui ne se renouvellera pas. Car Venise, à deux, c’est une fois dans notre vie. Je ne veux pas être touriste d’un week-end, je veux être à cette ville comme je serai à toi, et explorer les lieux qui de nos corps feront des souvenirs. Je veux me rappeler d’elle comme d’un passage entre démon et ange, fureur et transparence, froissement et latence.

 

Arriver le matin, tôt, pour déjà penser au soir. Sillonner les rues et profiter d’un porche pour se toucher. Ne rien manger pour me nourrir de toi, boire pour sentir couler en moi ces caprices du corps, du cœur. Je veux faire de Venise la ville d’un sexe, d’un corps tendu. Je veux être à l’inverse des autres, présente en cet endroit, point pour le découvrir, mais y être pour te percevoir. Belle Venise, calme et tranquille qui nous accueillera pour que je puisse te photographier, te scanner dans mes particules volages. Faire de ces draps des pages d’un livre exhibitionniste qui prouverait que l’endroit est important, que la folie est imminente et possible.

Ne penser qu’à toi, tout le long du trajet et chaque pas investi sera gagné sur les moments passés. Chaque pas nous rapprochera…de nous…

Je t’embrasse, oui je t’embrasse vraiment… de tout mon corps, de mon âme, de mes yeux et ma bouche, de mes mains et mes bras, de mes jambes et mon cœur, de mes pensées qui s’échappent vers toi.

DOU

09/05/2006

ONZIEME…LETTRE DE RUPTURE...

Que faut il faire ou penser !!!
Je sens tout au fond de moi, que le moment de se dire adieux est imminent !
Les sentiments ne suffisent pas toujours à faire avancer la machine !
Je n’oublierai jamais nos rendez-vous cachés, comme si nous avions 16 ans !
Je ne veux pas pleurer sur nous, je ne veux rien regretter, mais continuer serait une grossière erreur, et pour toi et pour moi, et je sais que tu en es conscient, même si tu n’oses me l’avouer, de peur de me blesser !
Je te dis Adieux, avec le cœur emplit d’amour, que je garderai au chaud tout au long de ma vie, une jolie histoire, qui m’a fait rêver, une jolie histoire, qu’il vaut mieux couper, plutôt que déchirer !
La vie est surprenante !!! non ?
C’est comme partir en voyage, découvrir des paysages, prendre des photos, clichés plus ou moins brouillons, poser ses valises, repartir, mais ne jamais partir le cœur aigrit.

Fermer les yeux !!! Et passer à autre chose, mais ne jamais oublier, sans quoi, la vie n’aurait pas de suivit logique.
Te revoir, dans un futur proche, je ne pense pas pouvoir le gérer, je m’apprête à classer notre histoire dans le dossier « Souvenirs », ta présence ne pourrait que perturber cette tâche !
Que dire de plus, sinon du fond de mon âme : « Prends soin de toi, le meilleur est à venir ».

 

BLOGEUSE ANONYME...

07/05/2006

DIXIEME…AOUT 2005

Je me souviens toutes ces fois, où je t'ai dit c'est la dernière fois !
Je sais il va falloir, pourtant, que je me résigne à sortir de ta vie.
Je sais tout ça, mais ma douleur, efface ma raison.
J'ai des questions qui s'installent dans ma tête, mes réponses me transpercent le coeur.
Pourquoi, faut-il toujours se faire du mal ?
Pourquoi, revenir, pour repartir ?
J'avais fini par accepter tes silences...
A faire avec, je n'avais pas le choix
Sans crier gare, te revoilà
Et mon amour était plus grand
Tu as joué à faire semblant
Tu t'es vengé, de m'avoir trop aimé !
Mais moi je voulais y croire
Balayer les tabous...
Je voudrais te haïr !
Je voudrais te maudire.
Ce ne serait pas honnête,
Ce serait injuste,
Rassure toi,
Je vais me battre pour t'oublier.

Je ne sais pas de quoi demain sera fait, mais j'espère du fond de mon coeur, qu'il te guidera vers de belles rencontres

Lettre anonyme, merci pourtant !

05/05/2006

LE TEMPS D'AUTOMNE...

Peinture Volée des mains de Syrius (http://syriusstar.skynetblogs.be)

 

Et voila encore ce fichu changement d’heure qui nous plonge irrémédiablement dans les soirs d’hiver noir...Il faisait tellement beau et doux…Les soirées tellement tendres et d’un coup d’aiguille, tout raccourcit !

Je vous hais, politiciens blafards qui vous permettez de nous voler le soleil et nos soirées tellement précieuses. Vous qui prenez par décret le droit de décider de nos heures et de nos jouissances. Vous qui décidez du temps qu’il est. Ho oui, vous donnez une heure de plus, mais c’est une heure sombre durant laquelle les enfants ne sortent plus. Du jour au lendemain, les soirées bbq se terminent, le soleil se couche en après-midi et nous...nous...on crève de le perdre.

Comment pouvez-vous croire qu’on aime à se lever plus tard si c’est pour perdre en clarté...le soir. Devons-nous honorer votre générosité ?? Vous ne faites pas bouger les choses, vous les modelez à votre sauce.

Je veux garder mon été et ses soirées longues... et transiter vers l’automne sans gestes brusques, apprécier la couleur des arbres qui lentement mettent le roux sur des feuilles presque mortes. Mais leur laisser pourtant le droit de se mourir dans les rayons descendants du soleil. Pensez-vous que le coq se lèvera plus tard ? Qui vous donne le droit de nous faire vivre à un rythme différent de celui de la nature. Qui vous donne le droit de nous plonger ainsi si rapidement dans les ombres de la nuit.

J’aime l’automne et ses délices, les crèpes flambées, les dernières ballades sur le bord du canal en fin de soirée, les noisettes et les noix gaulées dans les jardins des voisins, le dernier coup de râteau qui ratisse le dernier foin. Mais forcer ainsi de vos lois le temps que l’on a, n’est-ce pas nous prendre pour plus petit que sois ???

Laissez-nous vivre, messieurs les politiciens...laissez-nous notre automne, laissez-nous notre lendemain…

DOU

02/05/2006

Le temps d'été...

 

Il y a le temps d’été où je prends possession du fauteuil à deux places du salon et j’écoute les sommeils des enfants, le rythme du silence, j’entends les chants... des lutins, les mouvements des chats, leurs pas sur le plancher et même…même le ronronnement des Domovoïs.

Ces petits génies qui habitent les isbas et qui, de leur puissance, conjuguent l’air, l’eau, la terre, et le feu, ces divinités bienfaisantes qui s’abritent à la douceur des moutons de poussières ont pris, j’en suis certaine, possession de mon âtre… Je n’ose bouger le buffet, ni changer l’ordre des meubles, je les dérangerais.

 

Il règne dans la maison, depuis leur arrivée, une toute puissance éternelle d’un bonheur tranquille, d’un bonheur présent qu’il suffit de saisir.

Mes mains impatientes on fait de ce lieu un endroit de vie, un lieu de plaisir qui s’apparente aux chalets de vacances qu’on loue pour se déconnecter de la vie courante. Et depuis, j’ai l’impression, chaque soir, d’être en congé et de faire de mes rêves une existence.

 

Ce temps bourdonne dans le silence de ma campagne et s’accorde si bien aux fleurs que viennent grignoter de petites abeilles gourmandes.

Une taupe vient se perdre sous le banc de bois qui longe la façade et court, court à perdre haleine pour échapper au chat.

Les oies bien grasses du voisin se prennent pour la Matahari et observent en coup de vent... au travers de la grille... les mouvements lents des branches du saule.

Le tracteur passe encore déposer de l’eau dans l'abreuvoir des vaches.

Le soleil se presse doucement sur les arbres, encore une petite heure de lecture et la pénombre m’empêchera de terminer le chapitre entamé.

Mais demain matin, je sais que l’odeur de la terre, soulevée par la rosée, me secouera, tôt, très tôt pour que je puisse profiter de la brume avant que le soleil...qui revient de sa ronde de nuit...ne redresse ses rayons.

Et tu voudrais que je parte loin, que je parte en vacances ?? Viens faire un tour dans mon antre, il y a du rosé frais et les amis t’attendent... !

DOU