22/06/2006

 L'espalier...

Alors, d’une main, je saisis le barreau le plus élevé.

Je l’embrasse, caresse ses joues de ma bouche, hume ses cheveux.

Dépose des frissons dans le cou, frôle son nez, ses yeux…

Ses mains enrobent mon visage et le force, futé, à regagner ses lèvres.

On s’effleure, on s’effeuille du regard, scrute la bouche.

 De l’autre, arrache des plaintes…

Pupilles dilatées à la drogue de sa langue,

Je saoule mon esprit de sa salive au goût de menthe.

 

Une jambe s’en vient ouvrir les miennes,

Se presse paisiblement sur l’intérieur des cuisses,

Plus haut, appuie plus fermement

Et pour forcer le chemin…

Sa main...posée au creux du genou…

Attire ma jambe à sa taille.

Mon pied se pose…un échelon magique juste, juste là où il faut.

 

Je m’étire doucement, m’élève sans forcer,

En apesanteur de tout tourment,

Plus haut, plus près, la main, l’autre, s’accroche aussi,

Les lèvres s’attachent, ne se quitteront plus, mes deux jambes à sa taille…

 

Je veux sentir en moi son regard satisfait, intense.

L’homme enfin possède la femme.

Ne pas savoir à qui il pense, être seulement certaine

Qu’il sait que ce plaisir, à cet instant, il me le doit.

  

Alors, je m'embroche sur lui, progressivement, comme si ma vie en dépendait.

 

DOU

 

Merci BENOI pour ton croquis génétiquement modifié !

voici l'original et son blog à savourer...

HTTP://benoi-croquisdenu.skynetblogs.be

 

18/06/2006

JE SUIS...

Je relis votre message et ses 'guillemets' envoûtants

En espérant que les miens ne resteront pas lettres mortes.

Sous votre plume 'folle' comme un tramway nommé désir

Sommeille sans doute une énergie du coeur en excès...

un maître du coeur qui bat la chamade...

Et pourtant mon seul diagnostic ira à moi...

Je suis 'sous le charme' et pas loin des Acer Palmatum

De ces jardins japonais où j'aimerais vous emmener…

Pour ce qui est des estampes…

La décence commande d'attendre.

Laissez moi préférer la lenteur et l’amble

La moiteur d’une nuit d’été

Et les odeurs mélangées

Des tilleuls et de la menthe

Mais là sans plus tergiverser

Ecouter la « mamma morta » de maria Callas

Que voudriez-vous connaître de moi ??

Le monde mental ment

Monumentalement

Quand le corps lui…

Hurle la vérité…

Je suis...

DOU

06/06/2006

DOUZIEME...Chère Patience...

Chère Patience,


T’écrire une lettre avec le mot amour, et des mots d’amour, c’est impossible .
Ce mot n’évoque rien pour moi. Il a été inventé il y a trop longtemps.
Il est usé, abîmé, consommé, consumé.
Il est falsifié. Depuis des siècles on lui a attribué des sens qui n’ont plus aucun sens.
C’est un sentiment trop intense. Il est mis à toutes les sauces. Je voudrais trouver
un mot qui exprime ce que j’éprouve vraiment pour toi. Un mot avec lequel je ne
pourrais pas le faire. Un mot qui exprime réellement ce que je ressens.
Je recherche un mot auquel il est impossible de s’adjoindre soi-même.
Un mot qui est vraiment du prochain. Pas la charité, pas l’altruisme, pas paternel,
pas maternel, pas conjugal. Un mot qui ne me plait pas. Un mot qui te charme, te captive,
te séduit. Un mot qui ne doit pas être sensuel, charnel ou physique.
Un mot qui n’a jamais été utilisé par les dieux et les déesses.
Sois patiente. Sois encore patiente.
Je recherche un mot qui n’est dans aucun dictionnaire.
Un mot qui n’est que pour toi.
 



                                          ARISTIDE (Merci à toi)

02/06/2006

 Je ne veux toujours pas....

Tomber en amour

Pour le simple fait de n’être plus seule…

Pour la seule raison qu’un jour le temps me manquera...

Je ne veux pas simuler le manque

De votre présence que je ne désire pas...

Votre corps peut-être me troublera...

Mais point votre constance...

Laissez-moi la latitude qu’il faut

Pour oublier mes maux…

Et puis je sais profondément

Que la mort offre l’oubli

La vie n’a pas cette indulgence !

L’amour ne mérite aucun jugement…

La mort n’est pas de mise ici bas.

Alors ne juger pas si certains soirs

Je suis toujours dans ses bras.

Si certains soirs je suis toujours…en amour avec lui…

Il est celui qui… dans des nuits d’amour, dans des étreintes infinies,

à fait naître ces vies, ces enfants qui me tiennent en vie.

Il est toutes les promesses d’amour éternel, tous les voyages rêvés.

Toutes ces phrases que l’on n’ose espérer, tous ces sourires… Il est tout...

Il est l’homme et le seul qu’un jour je fus capable d’aimer…

Il est et restera à tout jamais en moi…

Malgré la vie qui de moi l’éloigne...

Plus jamais dans ses draps…mais lui, mon cœur...sera toujours...toujours...

 

DOU