07/08/2008

Lorsque je pense à toi…

 

Le trouble investi mon corps,

Prend la place des souvenirs qui apparaissent plus pâles,

Se presse sur les émotions passées pour les brider…

Se colle aux sensations pour les transformer en désir…

Désir d’être, en totalité, en correspondance avec toi

avec moi-même aussi…

Pour pouvoir alors te donner le meilleur, l’inavouable… en confiance…

Lorsque je pense à toi,

Je sens tes lèvres qui se déposent sur mes doigts,

ma main entre les tiennes.

J’ai envie de tes mains justement

qui caressent mon visage avec tant de tendresse

Que je n’ai plus rien envie d’autre.

J’ai énormément de chance de t’avoir rencontré !

 

Je t’embrasse tendrement, fort, très fort…

29/07/2008

A glisser dans la poche du pantalon

J’avais juste envie de passer tout près de toi

Pour te déposer des bisous…un peu partout !

C’est délicieux cette sensation étrange

Qui me fait tourner en rond lorsque je pense à nous.

Plus envie de manger ni de vraiment dormir.

Me réveiller souvent en touchant ta peau.

C’est doux et chaud, j’aime l’odeur de ton corps.

Ne t’arrête jamais de m’embrasser, me toucher, m’investir…

Tant que tu veux, je veux…encore…

Tendresse

28/07/2008

J'ai aimé...

J’ai aimé te revoir hier soir

Discuter, rire, s’embrasser et boire…

J’ai aimé cette nuit

A se prendre et se reprendre…

J’ai adoré ce matin …

passer sur ton corps, toucher tes mains.

Simplement marquer mes envies

Du bout des lèvres

Et te sentir te perdre

Dans le creux de ma bouche…

Encore…quand tu veux…

20:50 Écrit par DOU dans lettres d'amour perso | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : amour, erotique |  Facebook |

14/07/2008

JE ME DESHABILLE…

Quand j’écris, je me déshabille.
Je suis là, devant toi
sans plus d'habit, ni convenance.
Le simple désir d'une femme
qui aime, jouit, convoite…
De la tendresse à l'orgasme,
d'une douce caresse à la violence d'être prise.
tu danses, danses pour moi encore.
 
Je montre mon corps
J’embrasse ton âme
Ouvre tes yeux, regarde-moi
prends mes lèvres
Glisse toi en moi.
Partage avec moi le goût de nos corps

 

Proche des ensablements du regard

sous la paupière lourde des vagues,

je cultive des visions paresseuses

en retenant mon souffle…


Frottement de ta peau,
je dépose mes seins sur les tiens
je dépose mon âme,ma bouche sur ton sexe…
pour que de notre mélange naisse
une intimité précieuse

Imprimée à jamais dans nos formes

Enlève tout, donne-moi tout…

13:48 Écrit par DOU dans lettres d'amour perso | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : amour, nu, erotisme |  Facebook |

08/07/2008

JE CHAVIRE...

Si je pleure aujourd’hui

C’est pas qu’à cause de toi.

C’est la faute à tout ceux là

Qui mettent un pied en ma demeure,

Qui distillent des gouttes de bonheur

Et s’en vont sans jamais y déposer la main…

juste la laisser un instant

sur le bord de l’épaule.

Ces gouttes de bonheur

Prennent à chaque fois

La couleur d’un viol.

Un vol, celui de mon cœur.

Il se déchire comme les pages d’un mauvais roman.

Celui que l’on n’oserait pas écrire…

 

Ne venez plus chez moi

Pour simplement goûter au sel de ma peau.

Il risque fort d’avoir la saveur de l’acide.

Puis-je ainsi éternellement me tromper

Sur la valeur des gens qui m’attirent ?

 

Je suis en état de manque …

Je viens de me faire baiser…

06/07/2008

DRAGUE-MOI ENCORE...

Drague-moi encore

Dans un bistrot Namurois,

Aux murs couverts de peintures effilochées.

 

Confesse-moi sur le banc en bois,

de la cathédrale St-Aubain…

Elle qui n’a jamais entendu

Les dérives de mes pensées.

 

Renifle-moi encore le cou

En appuyant ton corps au mien.

 

Bouches avides et langues intruses,

Embrasse-moi une fois de plus…

dans le sofa.

 

Rends-moi vivante, c’est simple.

Et danse, danse…

Sous mes yeux dévorants, sur mon corps.

 

Drague-moi encore…

Doucement…

Comme un air de jamais vu.

Comme une salopette de Coluche…

Fais-moi hurler de rire !

 

A me voir ainsi soumise

A tes pressions régénérantes…

J’en oublie que la vie…

N’est « qu’une » seconde…

Et que demain « n’existe pas »…

03/07/2008

LES BRAS EN COIX...

Je me présente à toi

Les bras en croix…

Loin de toute idéologie…

Juste les bras ouverts…

 

Je me présente à toi

éloignée du couloir étroit des références ordinaires…

Je présente ainsi le dessus de l’iceberg..

Le reste est à découvrir…à partager…

dans l’intimité.

 

Les bras en croix

Dans le déploiement, le silence, l’ondulation.

Dans le regard, le touché.

Légèreté de l’inconnu qui s’infiltre lentement…

dans la vie…

Subtilité de l’imprévu qui dégage des odeurs…

des ambiances…

 

Je me présente à toi

A genoux, forte des sentences qui relèvent la tête.

Debout, forte des déterminations qui tracent ma voie.

 

Je me présente à toi

Dans la douceur insoupçonnée de mon corps égaré

Dans mes pensées magistrales qui useront mon corps

Dans mes mots si collants qu’ils perdront mes amours

Dans mes envies….

 

Je me présente à toi… si peu…

Tellement peu…

 

25/01/2008

Lutte intense du cerveau profond…

…et de mon corps un peu vaseux

Engourdi d’émotions,

De batailles et d’aveux.

 

J’avoue et j’accuse des lassitudes…

…de rencontres préméditées,

Sans fondements, sans suites, sans rebondissements.

 

Des rencontres évasives,

Des regards miellés…

Sur fond de musiques langoureuses.

 

Des rencontres lascives

Insignifiantes et dispersées

Sur fond d’envies latentes.

 

J’accuse les coups de reins

Les coups de cœurs et coups bas…

Du bas du corps…

…vide comme les entrailles d’un mourant.

 

J’accuse mon corps d’avoir envie encore

De rencontres mielleuses

De coups durs et futiles.

 

J’accuse mon corps

De vouloir l’inutile

Et mon cerveau

De réclamer du beau…

 

J’accuse à la manière d’Emile ZOLA

Franche et ciblée

Cette faute répétée depuis tant de temps…

 

Je me donne aux hommes

J’en crève et j’en survis…

…Et j’en vis, inlassablement…

 

10/06/2007

Amour à grignoter…

Impossible île sur laquelle s’échouer

Et de vos bras… rêver…

Nager encore au crépuscule de votre voix

Emerger sans oxygène sur les rives de votre réveil

Ho oui, rêver encore du miel…

Que je butine à la chaleur de vos doigts

 

Je vous aime, mon amour,

mes tendres et doux amours,

mes belles aurores

qui ne finissent jamais…

Je vous aime encore…

Ho oui, je vous aime… à m’éparpiller doucement

Sur votre corps offert à mes caresses

Ho je rigole…et suis folle…

Car ce matin vous n’avez plus qu’une raideur…

Et c’est celle-là qui m’intéresse !

 

 

23:09 Écrit par DOU dans lettres d'amour perso | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : rever, amour, miel |  Facebook |

14/05/2007

JE VOUS BAISE...

Vous, qui m’alanguissez dans ces soirs de fin d’été

Vous qui ne finissez de m’éprendre et m’étendre

Sur des herbes folles qui caressent mes reins

Sur des tapis de braises...

Vous que je baise

Sur des lits d’envies, de sauvagerie, de vins

A ne plus savoir comment m’y prendre

Ho vous, dans un murmure, que je fini par tutoyer...

 

Vous me laissez par mes mots vous enlacer.

De mes mains vous pendre...

à mes lèvres fermées qui s’écartent à la lecture de vos envies.

Ma langue bat le rythme de votre sang.

Vous êtes en moi... comme en terre inconnue...

Vous jouissez...

Je vous embrasse à la manière de mon amour…

Fort, très fort

Je vous embrasse sans détour

A perdre mon corps…

 

DOU

 

07/05/2007

MILLE ET UNE IMAGE...

Mille et une image qui traversent la tête.

Des visions furtives, des idées précises…

Des bouches friandes, des pensées magistrales...

...une odeur venant effleurer les narines, un parfum d'interdit ?
Le corps est là, les corps, qui parlent mieux que des mots.

Des mains hésitent.

Des yeux se croisent enfin.

Mieux que des mots, bien mieux, ils disent ce qui existe maintenant…

Un souffle seulement de ta bouche qui transpire toutes les sensations d'une première rencontre. Puiser au regard profond de tes pupilles des étendues de vagues violentes qui chavireront toutes les distances...

...et du bout des yeux, se tenir... pour aboutir au sentiment que rien n'est acquit, tout reste...en suspens...

Arrêter le geste, poser le regard sur ton corps.

Attendre, entendre ton souffle espérer … Tu fermes les paupières. Tu mouilles tes lèvres sèches, me regarde enfin pour que je continue, que j’avance d'un millimètre, un millimètre seulement, mais encore et encore...

 

 

17:24 Écrit par DOU dans lettres d'amour perso | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : erotique, amour |  Facebook |

25/04/2007

TROP DE TEMPS...

J’ai passé le temps à oublier...

Passer du temps à ingérer l’immense vide du deuil d’une relation…

Trop vouloir se retirer pour ne point attirer les compassions…

Mais quand même, quand même au bout du compte pouvoir affirmer :

 

Que LA vie continue…

Que le soleil brille en moi…

Que vous me manquez !!!

Que j’arriverai à nouveau à faire bouillonner les sentiments qui m’animent…

Que je reviens doucement, vers moi, vers vous, mais laissez moi le temps…

 

Ce matin, j’ai cueilli des lilas et dans la maison, on respire enfin l’odeur de la terre. Cette terre où j’ancre mes racines pour y puiser plus encore la force vitale.

 

De n’avoir tout trouvé...je continue à vivre…à mordre et à aimer…

Haïr les instants tristes et les issues sans fonds...éviter les brises...

J’aime à tapisser de tendresse…les jours sans lendemains pour soulever des utopies.

Je ne suis pas femme qui puisse se contenter d’une lumière pâle, d’un frisson.

Je ne suis pas femme qui puisse, d’un coup de tête... tout chavirer.

Continuer la quête et tout livrer…sans exceptions…

Transparences exsangues et distillées...

Je donne à qui peut recevoir.

Quand je ris, c’est tout le soleil qui manque à l’espoir !

Sur le coin d’un bras, au fond d’un oreiller, je ris, c’est capital !

Dans mes yeux, c’est un monde en marche…

Et dans mes mains, une éternité…

 

05/12/2006

Je sais…à profusion...

Certains soirs doux comme la peau d’un rêve

Certains jours chauds comme des matins de naissance

Certaines pensées tendres comme des fruits croqués

Et mes solitudes tant sensibles à ton absence

Je sais pourquoi m’éveiller

Et connais déjà les rêves de mes nuits troublées…

Je promène mon regard sur le bord du parcours

Et dérive en abondance sur mon amour

Je t’aime…à profusion

 

DOU

15/10/2006

OUBLIER...

Oublier…Si le corps et l’esprit pouvaient oublier, quel monde devrions nous vivre ?

Je ne veux pas oublier, je veux justement retenir ces instants, ces moments et les revivre à chaque fois qu’ils me manqueraient, à chaque fois qu’il me faudrait faire appel à un sauvetage.

Tu es l’oxygène qui me fait reprendre surface lorsque je me noie dans le quotidien.

Savoir qu’un jour, tu as pu prendre plaisir à me retrouver, à me retourner, me froisser, me plier à tes fantasmes.

Sentir encore sur moi tes mains, tes doigts, et me masturber le soir, la nuit, pour retrouver les sensations de ce vendredi érotique.

J’ai envie de vivre des perceptions qui sont profondément encrées en moi, entre mes jambes, dans ma tête, dans mon cœur.

J’ai envie de jouir… Profiter de l’instant, de la présence, de la disponibilité de l’autre et tout donner car ce qui est acquit est à tout jamais…  

Tu fais partie de ma vie, de mes rêves, de mon futur, le cœur bat pour les jours à venir, et mon cœur c’est mon sexe…

J’entame une semaine de régime pour me présenter à toi, plus fine, plus désirable, plus sexy, plus femme encore…J’en ai besoin, je sens que mon corps réclame des attentions de cet ordre. Il faut que je me récupère avant de pouvoir me donner.

Faire l’amour, c’est mon pain, ma manière à moi de me nourrir. Me sentir désirable, c’est l’énergie qui décuple ma vie. A penser à notre rencontre proche, je n’ai plus envie d’autre nourriture que toi, que ton sexe… qui remplira mon ventre. 

Je me délecte d’un milk-shake repas, deux fois par jour, et je sens mon corps qui fond. Dans ma tête, les mots bouillonnent, je les cueille, les pèse, les assemble et ils deviennent des sensations excitantes, des rythmes cardiaques inexplorés, des chaleurs divinement moites et lisses qui déposent sur mes doigts des promesses de délices.

Te lire, c’est savoir que je ne suis pas seule à penser, à désirer. T’écrire c’est vivre et partager mes provocations, mes exhortations à plus de sexe encore. T’écrire, c’est l’avenir, l’éventuel, c’est l'espérance d’une réponse, l’enchantement d’être lue, parcourue...

T’entendre fut…tout simplement…merveilleux…

Je ne t’embrasse pas…je passe lentement, puissamment…partout…

DOU

 

 

L'esprit veut un sauvetage

reprendre le quotidien

froisser tes doigts pour retrouver ma tête

donner mon coeur

besoin de me nourrir à notre rencontre

toi...deux fois par jours

Assemble et lisse des délices

T'écrire mes exhortations...simplement...

 

07/10/2006

OUVRE-MOI

Mon tendre…C'est en ces termes que hier soir j'ai pensé à toi. Mon doux, mon tendre, mon chaud...

 

Je me relève à peine d’une délicieuse soirée improvisée et je relis le dernier texte qui me relie à toi. Je vibre au son des mots, un texte d'une beauté troublante - je suis tant sensible à l'écriture - un texte exaltant qui m'envoûte et m'excite comme la description précieuse d'un rituel qui nous lie à jamais à la vie...

 

Je me réveille dans tes phrases du matin, dans tes pensées lumineuses. La chaleur des draps froissés tourne mon esprit vers des possibles, vers des ambiances moites, vers ce vendredi qu’il me tarde de découvrir. Le corps une fois de plus se dévoile et m’emmène vers ce pays si délicieux qu’est la correspondance érotique.

 

Je voudrais…si possible…faire l’amour avec toi. Je voudrais que ton corps souscrive de tout ses sens à ce manifeste de la pénétration, à cette incitation puissante à jouir avec moi, en moi. OUI une fois, deux fois, dix fois, habite-moi comme on habite un monde de promesses, de délices, de corps qui sont autant de réceptacles.

 

Ode à la perte de contrôle, laisses-toi venir à moi mais conjugue à ma folie ta tendresse, ta lenteur, ta douceur. Retiens-moi, attaches-moi à ton cœur et laisses lui me dire tous ces mots que je n’ai jamais entendu. Fais couler de mes yeux ces larmes qui se sont accumulées en moi pour enfin exorciser toute la douleur qu’il m’a fallut porter en d’autres temps. Ouvre mon corps et mon esprit. Ouvre-moi et laisse-moi partir vers le papier à nouveau pour soustraire à mon esprit ces phrases qui s’entrechoquent.

 

DOU

 

Mon chaud, je vibre des textes exaltants.

Matins lumineux, des ambiances moites se dévoilent

 vers ce pays possible...

 Je voudrais ton corps, tous ses sens.

Oui, habite-moi de délices, de réceptacles.

Conjugue ton coeur, fais couler ces larmes.

Ouvre-moi ces phrases...

31/08/2006

Mon doux, mon beau, mon amour…

 

Voici maintenant plus de deux mois que nous nous sommes retrouvés. Deux mois exquis ou j’ai mis en jachère mes écrits pour vivre intensément nos retrouvailles. Deux mois de pure folie à travailler comme des fous l’un pour l’autre, l’un avec l’autre...

 

Mais les heures passent et je dois souvent me résoudre à m’endormir sans avoir pu te faire part de mes sentiments profonds. Sans avoir eu le temps de poursuivre ma correspondance tant et tant recherchée.

 

Le matin, je me lève alors avec un manque au fond de moi et je me dis que j’aurais pu être plus proche de toi encore. Et je le suis bien plus en cet instant, à t’écrire posément car tout mon être est tourné vers toi et mon esprit se concentre sur notre relation. Aucun sujet perturbateur ne vient entraver ma courbe de pensées.

 

J'aime me trouver le soir devant mon clavier à t'écrire, la nuit aussi car cette période n'appartient qu'à moi. Tout le monde dort et je suis seule pensée vive à distiller les mots.
Personne ne vient investiguer mes moments intimes qu'il me plait de te livrer.
Et puis... j'écoute mes musiques qui envahissent ma petite maison et que j’ai tant besoin de te partager.

 

La prochaine nuit que nous passerons ensemble, je serai à toi, sur toi... à faire l’amour sans bruits, doucement, sur cette musique qui nous enrobera totalement. Mes lèvres parcourront ton corps pour te donner la sensation que j’y dépose ces phrases musicales. Ce sera comme une danse langoureuse, en apesanteur, où je retiendrai mes mains d’agir, où je ne t’offrirai que mon visage pour toute caresse, que ma bouche pour toute parole.

 

Tu fermeras les yeux et tu verras s’échapper des ondes puissantes et pénétrantes, tu sentiras le souffle de mes convoitises explorer lentement ta peau tant désirée. Je serai charmeuse pour poudrer ton corps d’étreintes. Je me ferai mage pour t’initier à moi, pour te convertir à ma sensualité.

 

Vois-tu, mon tendre, il ne faut pas que je me disperse. Je n’accepte plus ce que la plupart des gens tolèrent : la demi-mesure, l’imparfait, l’inabouti. Je rêve d’absolu, de folie, de démesure. Je veux tout sinon rien. Je me refuse à te donner des brouillons de correspondance.

 

Il faut que je travaille à notre amour qui me tient, sans oublier les enfants, la vie courante. Je ne veux pas que nos retrouvailles retombent sur ce cercle vicieux qui nous a vu dépérir. « Accomplir maintenant » sera ma ligne de conduite. Tu en es le fil. J’harponnerai tout moment disponible pour faire de la constance mon idéal.

 

 Je t’embrasse déjà pour rapprocher cette nuit plus près de moi.

 

DOU

 

07/08/2006

Eprise de "lui"...

Je suis éprise de lui...pas de celui écrit dans les romans…mais de celui inscrit dans les gènes de mon esprit, de mon âme des temps passés. A ces cercles sans fin que mon cœur trace je suis restée fidèle…à se tromper rien d’éternel…nos erreurs nous enrichissent.

 

Certains choix sont à assumer, pour nous conduire à l’assurance de la conscience de ce que nous sommes et resterons.

 

Les passionnés existent, mais comme les 'pierres de lune'... sont rares sur cette planète.

Mais si d’aventure ils se rencontrent... alors leur commun fait uniquement de sentiments….de passions… devient une alchimie magique infinie et absolue… de cela je suis certaine.

 

Passion qui parfois dévaste les cœurs, la vie… d’incompréhensions, de gestes absurdes, de moments de folie. Qui sépare un temps…le temps qu’il faut…

 

Mais il est vrai aussi que ce temps nous grandi, j'arrive à présent à mettre des mots sur mes sentiments, mes envies. Mes textes sont plus profonds, mes rencontres plus riches, intenses car je nai plus le temps de passer à côté de l'essentiel. Il faut être porté par l'autre pour arriver à se donner entièrement. Cela relève de la passion, d'une manière ou d'une autre.

 

Je suis en état de quête. La quête de l’autre fragment d’une pierre de lune… s’imbriquant dans le fragment que je suis sans doute.

 

Retrouver les sentiments qui sont, sans jamais s’être échappés, endormis pour ne pas nous perdre à tout jamais. Pour ne pas nous empêcher de continuer à marcher.

 

Merci d'être, tout simplement, celui auquel je pense, celui qui me donne la force de me livrer, celui qui fait de moi cet assemblage de sensations qui me pousse à vouloir vivre au-delà de toute implication temporelle...

 

Je t’aime

DOU

22/06/2006

 L'espalier...

Alors, d’une main, je saisis le barreau le plus élevé.

Je l’embrasse, caresse ses joues de ma bouche, hume ses cheveux.

Dépose des frissons dans le cou, frôle son nez, ses yeux…

Ses mains enrobent mon visage et le force, futé, à regagner ses lèvres.

On s’effleure, on s’effeuille du regard, scrute la bouche.

 De l’autre, arrache des plaintes…

Pupilles dilatées à la drogue de sa langue,

Je saoule mon esprit de sa salive au goût de menthe.

 

Une jambe s’en vient ouvrir les miennes,

Se presse paisiblement sur l’intérieur des cuisses,

Plus haut, appuie plus fermement

Et pour forcer le chemin…

Sa main...posée au creux du genou…

Attire ma jambe à sa taille.

Mon pied se pose…un échelon magique juste, juste là où il faut.

 

Je m’étire doucement, m’élève sans forcer,

En apesanteur de tout tourment,

Plus haut, plus près, la main, l’autre, s’accroche aussi,

Les lèvres s’attachent, ne se quitteront plus, mes deux jambes à sa taille…

 

Je veux sentir en moi son regard satisfait, intense.

L’homme enfin possède la femme.

Ne pas savoir à qui il pense, être seulement certaine

Qu’il sait que ce plaisir, à cet instant, il me le doit.

  

Alors, je m'embroche sur lui, progressivement, comme si ma vie en dépendait.

 

DOU

 

Merci BENOI pour ton croquis génétiquement modifié !

voici l'original et son blog à savourer...

HTTP://benoi-croquisdenu.skynetblogs.be

 

18/06/2006

JE SUIS...

Je relis votre message et ses 'guillemets' envoûtants

En espérant que les miens ne resteront pas lettres mortes.

Sous votre plume 'folle' comme un tramway nommé désir

Sommeille sans doute une énergie du coeur en excès...

un maître du coeur qui bat la chamade...

Et pourtant mon seul diagnostic ira à moi...

Je suis 'sous le charme' et pas loin des Acer Palmatum

De ces jardins japonais où j'aimerais vous emmener…

Pour ce qui est des estampes…

La décence commande d'attendre.

Laissez moi préférer la lenteur et l’amble

La moiteur d’une nuit d’été

Et les odeurs mélangées

Des tilleuls et de la menthe

Mais là sans plus tergiverser

Ecouter la « mamma morta » de maria Callas

Que voudriez-vous connaître de moi ??

Le monde mental ment

Monumentalement

Quand le corps lui…

Hurle la vérité…

Je suis...

DOU

02/06/2006

 Je ne veux toujours pas....

Tomber en amour

Pour le simple fait de n’être plus seule…

Pour la seule raison qu’un jour le temps me manquera...

Je ne veux pas simuler le manque

De votre présence que je ne désire pas...

Votre corps peut-être me troublera...

Mais point votre constance...

Laissez-moi la latitude qu’il faut

Pour oublier mes maux…

Et puis je sais profondément

Que la mort offre l’oubli

La vie n’a pas cette indulgence !

L’amour ne mérite aucun jugement…

La mort n’est pas de mise ici bas.

Alors ne juger pas si certains soirs

Je suis toujours dans ses bras.

Si certains soirs je suis toujours…en amour avec lui…

Il est celui qui… dans des nuits d’amour, dans des étreintes infinies,

à fait naître ces vies, ces enfants qui me tiennent en vie.

Il est toutes les promesses d’amour éternel, tous les voyages rêvés.

Toutes ces phrases que l’on n’ose espérer, tous ces sourires… Il est tout...

Il est l’homme et le seul qu’un jour je fus capable d’aimer…

Il est et restera à tout jamais en moi…

Malgré la vie qui de moi l’éloigne...

Plus jamais dans ses draps…mais lui, mon cœur...sera toujours...toujours...

 

DOU

29/05/2006

Salut petit homme....

Photo prise par mon fils !

 

Salut petit homme…

 

Tu vois, c’est drôle la vie, à savoir qu’on la donne sans en connaître les issues…

Toi qui fait partie de moi et qui tous les matins me salue…

J’aimerais pouvoir accompagner mes mots de musiques tendres et, de ces notes, pouvoir te faire comprendre….que j’aimerais encore te bercer…

Salut petit homme…qui doucement s’échappe et s’éloigne de mes bras. Qui trouve à la vie le plaisir des amis, la force des rires et de la joie à se savoir aimé, à se savoir compris…

Salut mon fils, toi qui vit pleinement, profondément et devine dans mes yeux des tristesses infinies…

Qui comprend tant mes jours à pleurer sur la perte de l’amour. Toi qui m’entoure parfois de tes bras pour me dire sans le dire que tu m’aimes et m’aimeras.

A toi, auquel j’ai donné durant 12 longues années, des recommandations, une éducation, des baisés…

Tu as compris l’importance de la parole, et le respect des autres, la connivence et l’intérêt de l’honnêteté…

A toi mon fils, auquel je pense n’avoir plus rien à apprendre car maintenant, ton chemin se fera en fonction de toi. Ton intelligence te permettra souvent de guider tes pas et l’expérience te nourrira.

Tu connais je crois, les bases de la vie et les aboutissements des combats que l’on mène pour sois, que l’on mène pour les autres. A toi mon fils maintenant, d’exploiter tout cela.

Ho non bien sur, ne pense pas qu’ici, je jette l’éponge et me repose car toujours je serai là pour soutenir tes projets, mais je pense qu’il est temps d’ouvrir la porte et te laisser allez vers ta vie, qui t’appartient.

Alors va, vole et réalise tes rêves, profite des enseignements et fonce vers ce monde…qui n’attend que toi…

Je t’aime et serai toujours…là.

 

DOU

 

14/05/2006

Tout est volonté…

 

Je regarde encore et encore ce tableau de la "grande bible" qui trône en lieu sur au dessus du bureau. La bible, la grande bible, livre ancien dont je n'ai jamais tourné les pages...me donne pourtant la certitude qu'il y a des raisons de se donner à l'écriture. Tout est bon à prendre...les erreurs, les ratages, les heures sombres pourvu qu'un jour l'on puisse se dire, ici, maintenant, je pose les armes et je me repends. Laisser doucement la vie reprendre le dessus, oublier les rancoeurs, et mettre dans les mains d'autrui le bonheur dont nous sommes le fruit. 

Ce soir, je n’ai pas envie de rire, mon visage est fermé et profond, mes yeux sont mi-clos, mes lèvres sont serrées et je n’ai plus rien de désinvolte. Je regarde cette vallée plongeante qui pénètre mon antre et je me dis que j’aime cette nature qui m’entoure et me rends languissante. Dans chaque parcelle de terrain, j’y trouve des impulsions, des énergies qui me rassurent sur mon compte et me disent que je suis bien celle que ma mère a mit au monde.

 

Je suis seule, mais j’ai la terrible impression d’être habitée…J’entends ta voix, à travers tout et j’ai rassemblé autour de moi toutes les attentions que tu pourrais me prodiguer.

Je ferme les yeux. Je puise dans des petites boites...des bisous, des caresses, des nuits voluptueuses, des baisers langoureux, des pressions insensées, des regards volcaniques...toutes ces tendresses que tu m’as données en pensées.

 

Cela me fais du bien de m’échapper ainsi, en mots, de rester connectée à toi par mes phrases indécentes. Prends de tout cela ce que tu veux, ce qui te fais du bien et ne m’en veux pas des tournures inconvenantes, si j’agissais autrement, ce ne serait plus moi...Et je ne voudrais pas déjà mentir...me méprendre...

 

Ne prends pas tout cela comme pain bénit, prends tout cela comme des énergies qui émanent de moi et qui sont bénéfiques. Prends tout cela comme des moments de bonheur que l’on s’offre sans retenue mais toujours, toujours avec la certitude que ce que nous vivons est un moment privilégié.

Ne prends pas tout cela comme des moments légers, ce que l’on donne à l’autre est toujours volonté...

Rien n’est au hasard des choses...

J’ai envie de toi...Te sentir encore sur moi, fort et tendre, me pénétrer. J’ai envie que tu me parles, que tu me racontes ta vie, tes envies, tes passions...

Certains soirs, que tu te taises et n’ai rien envie d’autre que moi...

Laisser passer ensuite des jours et des nuits solitaires qui serraient la preuve d’un manque tellement insupportable…Certains soirs où l’on pourrait se dire, je suis bien seul aussi, j’ai besoin...de me retrouver, de me faire...tout simplement...

J’aime ce que tu es...

DOU

 

11/05/2006

UNE MAIN TENDUE VERS VENISE...

 

Le meilleur de SYRIUS... (http://syriusstar.skynetblogs.be)

Toujours entre nous cette main tendue.

 Voici un an, elle était le début d’une relation étonnante et imprécise. Ce soir plus que jamais, elle me lie à toi par la pression que nos doigts ont imposée. C’est sans doute le moment le plus intense de la soirée. Ta main qui revient vers moi, comme si c’était ton cœur que tu me présentais, comme si tu acceptais implicitement tout don de ma personne.

 

Et ma main qui se loge dans la tienne, qui la presse, qui se refuse à la lâcher, qui l’abandonne pourtant en laissant glisser mes doigts contre les tiens… Je sens encore ta peau, je vois encore ton ombre dans le rétroviseur de la voiture.

 

Tes lèvres sont encore sur les miennes et ton odeur est partout et tourne tel le manège enchanté des contes d’enfances. Je rentre, avec un coup de blues au cœur, avec en bouche, ta langue inquisitrice et la respiration accélérée des excitations à venir. Pourquoi n’avoir pas accepté l’hôtel que tu me proposais ? Pourquoi m’être refusé ce plaisir ?

 

Mais je me focalise sur ce week-end que nous nous sommes promis à Venise. Je transcende déjà. J’écris le scénario en me couchant dans mon lit froid. Je suis en boule et mes mains parcourent mes bras pour les réchauffer, pour me faire croire que ce sont tes mains qui me caressent. J’effleure mes seins et passe lentement sur mon ventre. Tes mains contraignent mes jambes jointes à s’écarter et abusent de ma faiblesse. Oui, je suis exposée à tous les déluges, à toute forme d'investigation. 

 

J’ai envie de parcourir ton corps comme l’on découvre des saveurs épicées ou la raucité d’une voix. Je veux de ma bouche créer des multiplicités de fantasmes et faire émaner de toi des vibrations qui n’auront d’avenir que la force que nous y donnerons.

 

Oui, je veux être à Venise avec toi pour, dans un palais, sentir ta main qui effleurerait mes jambes, qui relèverait ma jupe, qui me pousserait contre un mur, adossée à ces peintres d’un siècle passé et qui d’un regard prendraient conscience de notre ténacité à vouloir jouir.

 

Jouir, ni de toi ou moi, mais du moment, de la puissance, des perceptions, de l’occasion présente qui ne se renouvellera pas. Car Venise, à deux, c’est une fois dans notre vie. Je ne veux pas être touriste d’un week-end, je veux être à cette ville comme je serai à toi, et explorer les lieux qui de nos corps feront des souvenirs. Je veux me rappeler d’elle comme d’un passage entre démon et ange, fureur et transparence, froissement et latence.

 

Arriver le matin, tôt, pour déjà penser au soir. Sillonner les rues et profiter d’un porche pour se toucher. Ne rien manger pour me nourrir de toi, boire pour sentir couler en moi ces caprices du corps, du cœur. Je veux faire de Venise la ville d’un sexe, d’un corps tendu. Je veux être à l’inverse des autres, présente en cet endroit, point pour le découvrir, mais y être pour te percevoir. Belle Venise, calme et tranquille qui nous accueillera pour que je puisse te photographier, te scanner dans mes particules volages. Faire de ces draps des pages d’un livre exhibitionniste qui prouverait que l’endroit est important, que la folie est imminente et possible.

Ne penser qu’à toi, tout le long du trajet et chaque pas investi sera gagné sur les moments passés. Chaque pas nous rapprochera…de nous…

Je t’embrasse, oui je t’embrasse vraiment… de tout mon corps, de mon âme, de mes yeux et ma bouche, de mes mains et mes bras, de mes jambes et mon cœur, de mes pensées qui s’échappent vers toi.

DOU

05/05/2006

LE TEMPS D'AUTOMNE...

Peinture Volée des mains de Syrius (http://syriusstar.skynetblogs.be)

 

Et voila encore ce fichu changement d’heure qui nous plonge irrémédiablement dans les soirs d’hiver noir...Il faisait tellement beau et doux…Les soirées tellement tendres et d’un coup d’aiguille, tout raccourcit !

Je vous hais, politiciens blafards qui vous permettez de nous voler le soleil et nos soirées tellement précieuses. Vous qui prenez par décret le droit de décider de nos heures et de nos jouissances. Vous qui décidez du temps qu’il est. Ho oui, vous donnez une heure de plus, mais c’est une heure sombre durant laquelle les enfants ne sortent plus. Du jour au lendemain, les soirées bbq se terminent, le soleil se couche en après-midi et nous...nous...on crève de le perdre.

Comment pouvez-vous croire qu’on aime à se lever plus tard si c’est pour perdre en clarté...le soir. Devons-nous honorer votre générosité ?? Vous ne faites pas bouger les choses, vous les modelez à votre sauce.

Je veux garder mon été et ses soirées longues... et transiter vers l’automne sans gestes brusques, apprécier la couleur des arbres qui lentement mettent le roux sur des feuilles presque mortes. Mais leur laisser pourtant le droit de se mourir dans les rayons descendants du soleil. Pensez-vous que le coq se lèvera plus tard ? Qui vous donne le droit de nous faire vivre à un rythme différent de celui de la nature. Qui vous donne le droit de nous plonger ainsi si rapidement dans les ombres de la nuit.

J’aime l’automne et ses délices, les crèpes flambées, les dernières ballades sur le bord du canal en fin de soirée, les noisettes et les noix gaulées dans les jardins des voisins, le dernier coup de râteau qui ratisse le dernier foin. Mais forcer ainsi de vos lois le temps que l’on a, n’est-ce pas nous prendre pour plus petit que sois ???

Laissez-nous vivre, messieurs les politiciens...laissez-nous notre automne, laissez-nous notre lendemain…

DOU

02/05/2006

Le temps d'été...

 

Il y a le temps d’été où je prends possession du fauteuil à deux places du salon et j’écoute les sommeils des enfants, le rythme du silence, j’entends les chants... des lutins, les mouvements des chats, leurs pas sur le plancher et même…même le ronronnement des Domovoïs.

Ces petits génies qui habitent les isbas et qui, de leur puissance, conjuguent l’air, l’eau, la terre, et le feu, ces divinités bienfaisantes qui s’abritent à la douceur des moutons de poussières ont pris, j’en suis certaine, possession de mon âtre… Je n’ose bouger le buffet, ni changer l’ordre des meubles, je les dérangerais.

 

Il règne dans la maison, depuis leur arrivée, une toute puissance éternelle d’un bonheur tranquille, d’un bonheur présent qu’il suffit de saisir.

Mes mains impatientes on fait de ce lieu un endroit de vie, un lieu de plaisir qui s’apparente aux chalets de vacances qu’on loue pour se déconnecter de la vie courante. Et depuis, j’ai l’impression, chaque soir, d’être en congé et de faire de mes rêves une existence.

 

Ce temps bourdonne dans le silence de ma campagne et s’accorde si bien aux fleurs que viennent grignoter de petites abeilles gourmandes.

Une taupe vient se perdre sous le banc de bois qui longe la façade et court, court à perdre haleine pour échapper au chat.

Les oies bien grasses du voisin se prennent pour la Matahari et observent en coup de vent... au travers de la grille... les mouvements lents des branches du saule.

Le tracteur passe encore déposer de l’eau dans l'abreuvoir des vaches.

Le soleil se presse doucement sur les arbres, encore une petite heure de lecture et la pénombre m’empêchera de terminer le chapitre entamé.

Mais demain matin, je sais que l’odeur de la terre, soulevée par la rosée, me secouera, tôt, très tôt pour que je puisse profiter de la brume avant que le soleil...qui revient de sa ronde de nuit...ne redresse ses rayons.

Et tu voudrais que je parte loin, que je parte en vacances ?? Viens faire un tour dans mon antre, il y a du rosé frais et les amis t’attendent... !

DOU

 

29/04/2006

Le temps du printemps...

Aujourd’hui c’est le temps du printemps… où je façonne ma renaissance.

Où je sollicite des rencontres car les rencontres nous construisent.

Rencontres avec un livre, des corps, des musiques, des âmes, des objets, une voix, des gens…
Rencontre où quelque chose se passe ou pas...pas grave, je prends tout.

Je quémande l'inconnu, l’avenir, le demain impalpable…Je ne focalise pas, je ne projette rien...

Je rencontre et j’écris, je lis...sensible à l’écriture, aux mots que l’on tend aux autres

comme un cadeau venu directement du fond de l’émoi.

Les mots sont le moteur de l’âme et la manière de les agencer en est la profondeur.

Ici, dans notre petite maison, le temps prend une importance différente.

Nous ne vivons pas au ralenti, nous vivons de senteurs, et de bruits, c’est bien mieux !!

La porte est ouverte et le poêle à bois tourne encore légèrement.

Les enfants vont et viennent comme le chat, libres et curieux…

Le matin, les effluves du pain chaud et frais nous réveillent.

Et une pie a décidé de nous prendre à parti pour son cri matinal…

Des moineaux, des mésanges, une chouette, un petit renard et le coq du voisin pfff...

Des souris, des chats en chasse (pfff aussi !), et toujours les rires des enfants…

Et le téléphone qui résonne pour donner des nouvelles des amis.

Est-ce cela, le bonheur et ses bruits ???

Voilà, les vaches sont là !! Elles sont revenues par containers !!!

Tout le jeudi, les fermiers les ont transportées et déposées dans leurs champs respectifs.

Et ce soir, elles étaient toujours couchées, indolentes dans les prairies...

avec quelques touffes d’herbe dans la gueule.

Ca va faire du bon lait, bien coloré aux fleurs de beurre !!

Ca change le paysage, ça rythme les soirées !!

Passeras-tu un soir pour humer avec nous ces fragrances d’enchantement ?

DOU

26/04/2006

LE TEMPS D'HIVER...

Le temps serait-il ce que l’on a de plus précieux ?

D’aucun pensent que pour ne pas le perdre il faut le dominer, le forcer, le faire vivre à un rythme effréné pour le combler…

Et pour se faire...

y passer tant de temps qu’ils en oublient...de vivre.

Pour ma part je m’y engouffre et m’y love, my love.

Je l’aime et le chuchote, le caresse tendrement.

Je souffle, respire profondément et le divise.

Il y a le temps d’hiver, où le poêle à bois tourne doucement ...

Et la chaleur qui s’en dégage sent bon les hivers rudes, les hivers de Russie, les neiges et les tempêtes.

La taïga, la Transylvanie, les grands froids, la Laponie.

Le son du bois sifflant fait craquer les odeurs, fait chauffer le lait au miel, fait disparaître les peurs et chanter la cannelle.

Il y a le temps d’hiver, long, lourd et froid que l’on apprivoise d’une flambée et d’un bon armagnac, d’un livre inconnu frissonnant le corps lorsqu’on s’y plonge à corps perdu.

Des arômes s’en dégagent et les mots effacent les maux. « This is the end of a perfect day… » (Mark knoppfler)

Toute la maison est plongée dans des ambiances chaudes et lancinantes

et cela me fait un bien fou. 

Je me retrouve, je retrouve mes musiques, mes livres, les phrases d’auteurs qui ont bercé mes soirées solitaires, Kahlil Gibran, Garcia Marquez, mes bougies, mes envies, mes oxygènes, Belletto, Queffelec, mes plumes, mes encres.

Mes encres bleues ou rouges ont suivit mes chemins.

Elles ont parcouru dans mes valises les kilomètres sans fin qu’il m’a fallu égrener…

pour arriver enfin à me poser.

Mes doigts, sans relâche, ont trempé les plumes, ont construit des phrases, des histoires qui vers le futur ont donné l’énergie dont je suis habitée.

La plume est prolixe, aimante ou érotique. La plume est au caprice de l’énergie qui m’envahit.

 

Le temps de vivre caresse doucement les grands froids, chauffer le corps perdu, lancinantes envies, rouges plumes…Le futur m’envahit…

24/04/2006

Hodbomont, chez toi...

Tableau volé chez ARAMIS

 

Après ce week-end de rêve passé chez toi, j’ai envie de t’écrire les images qui se sont imprimées sur moi et ne disparaîtront jamais.

Tu peux bien parler de sort, de destin, d’une fée ou de lutins, qui ont conduit tes pas vers un de ces repaires magiques.....

Chez toi...c’est un bateau de pirate, une cabane dans un arbre, un cabanon de pêcheur au bord de l'océan, c'est un nid et un idéal.

Tout petit village accroché à son château, la nuit s'y endort paisible, sans bruit. Juste le chasse fouillis du vent dans les arbres et le murmure du ruisseau qui, d'un entêtement sans limite, essaye encore vainement de faire tourner la roue à aube rouillée du vieux moulin.

Les vieilles maisons se serrent les unes aux autres comme pour se protéger du froid qui lézarde les murs. Elles se penchent aussi parfois pour admirer, qui le beau lierre de sa voisine, qui du beau jardin enresemaillé. Ou tout simplement peut être qu'elles ne font que baisser la tête, juste pour s'excuser de n'être que de vieilles pierres, de ne plus bien ouïr les rires des enfants et de leur petites fenêtres, ne plus bien apercevoir le chat lové sur le banc de bois qui ronronne au soleil... Comme les belles dames de leur âge en somme…
De ta terrasse, profiter de ce soleil qui se lève sur la crête là au loin, la où le tracteur perce la brume qui borde l'inquiétante forêt où les verts sombres des sapinières sont liserés d'un trait majestueux du vert clair des grands marronniers. Le rouge queue inquiet, se pose sur le fil qui borde le jardin, puis sur la table en marbre, puis à nouveau sur le fil. Il s'irrite de l'écureuil qui descend de son arbre pour fureter alerte en quête d'une improbable noisette de l'automne dernier. La pie surveille les alentours, perchée, tel un ramoneur en livrée sur la cheminée d'en face. Le pic épeiche rejoint l'écureuil et lui ravit, ravi, la dernière noisette perdue avant de l'exploser de son bec puissant entre deux écorces du noisetier. La bergeronnette grise marche d'un air empressé vers la sous pente du garage, s'arrête et de son petit oeil noir inquisiteur, lance "t'es qui toi, t'es là pour quoi, toi ?" ponctué de petits coups de tête nerveux.

 

Toutes ces images me ramènent un instant quelques heures en arrière, lorsque le crépitement joyeux des bûches rythmaient encore un air lancinant de Count Basie et qu'un ch’tit calva de derrière les fagots, m'emplissait l'intérieur d'une chaleur réconfortante, les yeux perdus parmi la sarabande endiablée de ces flammes lutines....


C'est chez toi, simplement, passionnément, pulsionnément, fusionnellement... et en ce moment, mon esprit s'égare et je te laisse deviner où il se perd...
Car ça aussi...ça se partage...mon ami…

 

DOU

21/04/2006

IMPRESSION MATINALE...

 

Je suis là…

Douland revient...

A la cadence de tes mots qui hennissent

Au son de tes syllabes profondément posées dans le creux de l’oreille

La résonance de tes envies déclanche une guerre des sens.

Tes mains m’accrochent violement pour ne plus me lâcher

Tes mains robustes et tendres qui accrochent mes cheveux

Qui pénètrent mes abris de liberté

Tes mains ronflantes de désirs,

Tes mains pressantes et empressées...

Que j’ai tant de plaisir à musarder sur mon corps, dans mon corps...

Ton sexe aussi qui, dans un élan de fureur, comme une demande d’asile érotique...

Vient se figer en moi, sans plus bouger,

De peur de perdre ce moment intense des perceptions des peaux.

Irrigation du cœur qui bat au rythme de ta verge...

Tout en moi n’est qu’explosion.

Des images d’estampes japonaises, l’empire des sens...

Et moi qui voudrais t’aimer jusqu’au bout des perceptions…

Je t’aime, pour notre nuit volée

Pour ces brouillards d’érotisme

Et notre pulsion pornographique

Pour notre jouissance spirituelle

Je t’aime pour ces mots donnés au bout desquels arrivent doucement des lèvres

Qui se coincent aux miennes

Tes regards noirs, enflammés, qui se transforment en douceur, à la lueur de mes seins

Tes regards qui me quémandent et m’aspirent

Je t’aime aussi pour ces battements de corps qui...doux et tendres...

Se collent à mes désirs de volupté.

Ne me force pas, viens doucement, lentement

Prends le temps d’apprécier cette chaleur qui se libère

De mon corps enflammé.

Doucement, pour dire au monde que la lenteur est sans nul doute la règle...

...pour aimer.

 

DOU

 

17/04/2006

TU ES...

Tu es ces manques, le soir, qui donnent envie de disparaître

Tu es ces heures de désespoir qui poussent à boire

Tu es ces musiques infinies qui baladent sur le corps des mains invisibles…

Tu es les bruits d’un cœur qui bat sans air

Tu es mon corps qui se divise

 

Mais ce soir, tu es la main qui se lève

Tu es le regard noir et hagard

Tu es l’épée, l’étrangleur, le glaive

Tu es toute la puissance des coups qui blessent l’âme

 

Ho non, je n’ai pas mal, tu peux me casser les os, les mains, le nez

Tu peux contre moi… donner toute la puissance d’une fureur

Tu peux me réduire en cendre

Vas-y … frappe, défoule-toi, étrangle

Tu peux croire que tu me fais peur

Tu peux même avoir envie de me tuer

 

Mais ne touche pas au fruit de notre amour

N’ose même pas lever un regard sur les enfants

Je suis la chienne qui t’attend au détour

Je suis leur force, je suis celle qui les défend

 

N’imagine pas avoir le droit de les prendre en otage

Ne rêve pas à mon abandon, à mon lâcher prise, ne pense pas qu’un jour je pourrais baisser les bras. Jamais, entends-tu, jamais… je n’abandonnerai les enfants à la violence d’un homme qui dilapide sa tendresse au profit de l’alcool…

 

Viens, frappe, défoule-toi, étrangle et bats-moi

Eclate mon foie et brise mes reins

Mais demain…il ne suffit que d’une fois… demain

Je t’abandonne et nous ne serons plus là

 

Demain je prends sous mon bras les enfants

Demain je porte plainte même si je sais que cela ne sert à rien

Demain je pars sans connaître le chemin

Mais en étant certaine que le bonheur est devant…

 

Tu as eu tord de croire que je n’étais pas capable…

 

DOU